Archives de catégorie : Allemagne

Boco : de Berlin à Copenhague

Voici un coffret que l’on aimerait avoir reçu en cadeau à Nöel ! Il a été produit par Boco, une des multiples firmes Danoise : on ne peut que s’extasier sur le fait qu’un si petit pays ait abrité autant de fabricants de jouets.

rare coffret Boco
rare coffret Boco

Boco a été ce que l’on peut appeler un fabriquant éphémère puisqu’à ma connaissance il n’a proposé que deux modèles, tout deux livrés dans des coffrets à assembler. Il s’agit dans les deux cas de Volkswagen : une berline et un Kombi. Les deux modèles ont une filiation évidente avec la firme Berlinoise Wiking. Pourtant, en regardant attentivement, au-delà de la similitude dans l’esprit du jouet, de nombreux détails diffèrent, en premier lieu desquels la présentation : pour son Kombi, Wiking n’a jamais produit de coffret avec les éléments à assembler. Il l’a fait uniquement avec la berline, source évidente d’inspiration pour Boco, qui a transposé l’idée pour sa camionnette. Les versions Wiking ont été produites à usage promotionnel.

Pour cette raison, chaque modèle était doté d’un étui individuels, personnalisé avec les caractéristiques du vrai modèle indiqué sur une face de la boîte.

C’est au niveau du pavillon que les modèles diffèrent le plus ; le traitement de celui ci par Boco est étrange en ce qu’il est moulé en deux parties : une partie transparente qui couvre deux tiers de la surface et une partie opaque pour le tiers restant, en plastique de couleur bleu et qui correspond à la partie au dessus du moteur.

Cette différence majeure s’explique de toute évidence par le souhait de Boco d’éviter les foudres du fabricant Berlinois.

Le traitement de la face avant est également différent. Wiking a conçu son modèle comme celui de Wolfburg : le pavillon et la proue font une seule et même partie. En découpant le pavillon à l’horizontale, sans la proue avant, Boco adapte ainsi son modèle à l’emballage et peut sans problème le positionner à plat dans le coffret. Wiking n’aurait pu faire la même chose avec son pavillon, la proue étant excessivement fragile. Le traitement de l’intérieur du minibus Boco est fortement similaire au traitement de Wiking : mêmes personnages, mêmes valises même chien, assis et bien sage.

Pendant de très nombreuses années nous avons dû nous contenter d’un modèle déjà assemblé. Puis un jour, nous avons finalement mis la main sur ce coffret. Nous n’en avons jamais revu un autre.

RW Ziss : le Ford Transit

Cette semaine attachons-nous à découvrir un autre modèle fort intéressant produit par RW Ziss, le Ford Transit : une réussite.

A la vue de cette camionnette Ford et de l’Hanomag Henschel https://autojauneblog.fr/2015/10/18/rw-hanomag-henschel/ on se dit que ce fabricant avait les capacités pour nous proposer d’autres beaux modèles intéressants.

Le paysage automobile allemand n’en manque pas, c’est le moins que l’on puisse dire.

Cette miniature a eu une curieuse carrière. Il semble bien que ce véhicule ait été fabriqué comme support promotionnel. Trouver des entreprises qui souhaitaient apposer leur publicité sur cette fourgonnette fort répandue outre-Rhin aurait dû être chose facile pour RW Ziss. Bien exécutée, très détaillée, la miniature méritait un beau succès.

Les éventuels commanditaires ont pu être rebutés par un tarif élevé justifié par le coût de revient du modèle.

Il serait fort instructif de savoir à quel prix ces miniatures étaient proposées aux entreprises et surtout de comparer avec les prix pratiqués par Tekno qui avait à son catalogue un Volkswagen et un Ford Taunus. De ce fait, le modèle fut distribué discrètement en boutique.

Le fabricant de peinture Spies Hecker Lack passera commande à RW Ziss d’une reproduction du Ford Transit à ses couleurs. Pour mémoire, quelques années auparavant, ce même industriel avait commandé un Volkswagen et un Ford Taunus à Tekno. Ces deux derniers sont rares. Le Transit RW Ziss me semble encore plus rare. Je n’en ai croisé qu’un seul. A la vue de la finition, au pochoir, on se rend compte que RW Ziss a rencontré des soucis lors de la fabrication, surtout pour peindre le pavillon qui est en plastique. Pour sa part, Tekno, choisira d’appliquer une grande décalcomanie. Le résultat est net et sans bavures, ce qui n’est pas le cas du RW Ziss.

Cette série de Ford Transit possède un charme particulier. Ephémère, elle n’a pas rencontré auprès des entreprises un succès équivalent à celui des fourgons de chez Tekno.

Gageons qu’il y a encore d’autres découvertes à faire dans cette série.

RW Hanomag Henschel

Un Hanomag  RW aux multiples facettes

Depuis que l’industrie du jouet existe, l’Allemagne a une aura particulière dans ce secteur d’activité. La région de Nuremberg a vu naître une industrie du jouet florissante, dont la firme du jour, RW qui a reproduit ce camion, le RW Hanomag Henschel.

Ce n’est pas un hasard si de nos jours encore c’est dans cette ville que se déroule la plus grande foire spécialisée dans ce domaine.

Pourtant, je dois mettre un léger bémol à cette entrée en matière. Si Märklin a été la référence dans le domaine du chemin de fer, Steiff dans celui des peluches, Schuco dans les jouets animés et Wiking dans les miniatures HO, aucun fabricant allemand n’a réussi à s’imposer sur le marché de l’auto miniature au 1/43.

Märklin fera trois tentatives sur le marché de la miniature automobile qui seront autant d’échecs (avant guerre, années 50 puis années 70). La firme de Göppingen ne trouvera jamais son public malgré des réalisations soignées.

On peut admirer la finesse de gravure sur l’ensemble de cette production. On sent bien la présence de maquettistes venant du bureau d’étude des miniatures ferroviaires HO.

Malgré cela je trouve que ces modèles manquent d’âme, de poésie. Les miniatures sont souvent très fidèles, mais il manque quelque chose et c’est peut être ce qui explique l’absence de succès. Les prix de vente ont également dû être un frein, mais cet argument est à relativiser car les Dinky Toys étaient également onéreuses.

Une firme comme Gama aura une histoire commerciale plus glorieuse que Märklin dans le domaine de la miniature automobile. Cependant, on ne peut pas dire qu’elle ait marqué les esprits ni laissé des autos inoubliables. Avec ses Micro Racer Schuco a choisi une voie à part. Afin de loger ses géniaux mécanismes les échelles retenues sont proches du 1/40. Par ailleurs, les boutons poussoirs défigurent un peu les lignes des autos et peu de collectionneurs les ont incorporées dans leurs vitrines.

Reste une kyrielle de petites firmes qui ont produit, souvent de manière désordonnée, des objets de qualité. Ces créations ont   souvent été conçues à des fins promotionnelles.

C’est le cas du fabricant du jour, RW Modell qui prendra plus tard le nom de Ziss. Son fondateur, M. Wittek, parallèlement à la reproduction d’une série d’ancêtres manquant singulièrement de charme et de finesse (pour les premiers modèles tout au moins), produira un joli camion Hanomag et un Ford Transit fourgon.

Avec équipement pour injecter du béton
Rare version avec équipement Hünnebeck

Cette semaine nous nous attacherons à lister les différentes versions de ce camion Hanomag apparu en 1968. Deux versions sortent de l’ordinaire. Le tracteur semi-remorque citerne Aral et la pompe à béton, créée pour un usage sans doute promotionnel. Le catalogue présente une version citerne Esso. Mais je ne l’ai jamais rencontrée et personne autour de moi ne semble en avoir vu un exemplaire. J’ai choisi aussi d’incorporer dans cette galerie une autre reproduction de ce camion assez familier en France. Il s’agit d’une miniature de chez Cursor. La boîte semble indiquer un usage promotionnel mais il est possible qu’une partie de la production ait été distribuée aussi dans le commerce. Cette miniature est assez peu fréquente.

Dix ans plus tard retour à Berlin

Nous nous étions promis de revenir à Berlin. Ma récente promotion au service marketing nous a permis de nous offrir une superbe DS. Quel plaisir de traverser l’Allemagne, cette fois en tout confort. C’est simple, nous avons mis une journée de moins qu’il y a 10 ans.

Siku Volkswagen peilwagen
Siku Volkswagen peilwagen

C’est parfois difficile de lever le pied dans les zones où la vitesse est limitée. Même si les choses ont un peu évolué, nous avons retrouvé avec plaisir les habitués du camping comme si nous les avions quittés hier. Monsieur Jöest a troqué sa Ford cabriolet pour une Opel Kadett. Les Kremer, eux ont opté pour une Opel Kapitän. Seuls les Delplanque manquent à l’appel, découragés par le temps, ils ont opté pour un séjour sur la Costa del Sol, au camping Don Quichotte.

Le tournoi de football est devenu une tradition. Nous avons progressé en la matière, et après avoir encaissé quatre buts, nous avons réussi à marquer. Parallèlement, nos amis à qui nous avions enseigné les rudiments de la pétanque se sont bien approprié ce jeu. Il est loin le temps où nous leur mettions Fanny. Nous avons néanmoins pris notre revanche après notre défaite au football. Ce fut surtout l’occasion de bien s’amuser. Nos amis allemands ont également adopté la coutume de l’apéritif anisé qui a désormais ici beaucoup de succès. Regardant les nuages qui couvrent le ciel, je réalise que le principal avantage de ce terrain de camping réside dans la présence des grands arbres qui nous permettent de jouer à la pétanque même par mauvais temps. Comme il y a dix ans, le postier nous a apporté un télégramme, mais pour nous annoncer une bonne nouvelle, l’arrivée d’une petite-fille. Encore une fois, nous devons abréger notre séjour Berlinois.

PS: Tous les modèles, accessoires et personnages présentés sont de fabrication Siku. D’abord spécialiste du plastique (article 157), Siku s’orientera progressivement vers le zamac au début des années soixante (texte 158). Ce fabricant offrira aux enfants un rare éventail de véhicules et accessoires, ouvrant à ces derniers un univers fantastique. Cette firme allemande mettra du temps à se faire connaître hors de ses frontières.

Un dernier détail : si la Volkswagen “Peilwagen”) de la poste de l’article 157 est, bien sûr, en plastique (et peu fréquente), le modèle présenté ici est, lui, en zamac avec capot moteur ouvrant.

Bons baisers de Tentstation Berlin

Bons baisers du camping Tentstation à Berlin

Cette année nous sommes partis pour un audacieux périple qui a consisté à traverser toute l’Allemagne, pour aller à Berlin. Le pays a beau être coupé en deux, Dieu que c’est grand ! Avec la famille Delplanque, en 2cv et nous en Renault 4cv, il nous a fallu deux jours et demi pour arriver.

Camping Tentstation Berlin
Camping Tentstation Berlin

Nous avons beaucoup apprécié la première nuit au camping Tentstation dont la fraîcheur nous a remis de la fatigue du voyage. Malheureusement, nos amis allemands nous ont réveillés à 7 heures. Dès 8 heures, il leur faut se livrer à des exercices de culture physique et de gymnastique. Ils sont infatigables ! Il faut dire que la langue de Goethe rythme harmonieusement leurs mouvements ! Quelle condition physique !

Nous nous en sommes rendu compte quelques jours plus tard lorsque nous avons organisé un tournoi de football au sein du camping. Une équipe rassemblait les vacanciers allemands et l’autre tous les touristes étrangers : français, anglais, italiens espagnols. En deux mots, notre équipe ressemblait à celle des ouvriers partis construire la tour de Babel. Nous avons subi un cinglant 7-0. Je ne sais s’il est dû à l’excellente condition physique de nos amis allemands ou si c’est la barrière de langue qui a nui à la cohérence de notre équipe chamarrée. Mais comme on dit en France ; l’essentiel c’est de participer

Pour le reste, la vie va tranquillement. Le camping est ravitaillé par un petit camion primeurs. Le son de la cloche nous avertit de son arrivée.

Nous avons lié connaissance avec des gens de Cologne, les Kremer. Ils sont venus avec une imposante Borgward bicolore qui ne passe pas inaperçue. Ils y ont attelé une étrange caravane pliable. Un autre vacancier, M. Jöest, ne manque pas de piquant. Il déambule dans une grosse Ford cabriolet, comme on peut en voir sur la Côte d’Azur. C’est vrai que nos petites autos font un peu frêles à côté. Malgré tout le plaisir que nous avons d’être à Berlin, nous devons toutefois précipiter la fin de notre séjour.  Nous venons de recevoir un télégramme des voisins : un camion laitier a percuté le mur de la maison. Il nous faut rentrer de toute urgence. Notre vaillante 4cv va être mise à rude épreuve. Il est certain que nous reviendrons.