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Un Leyland à Hong-Kong

A première vue, ce modèle semble une copie des reproductions fournies par la firme de Binns Road. Mais, il ne faut jamais se contenter d’une explication trop facile : trop de modèles ont été catalogués comme des copies, alors qu’une analyse rigoureuse aurait prouvé le contraire. Le fabricant Roxy Toys nous a gratifiés de ce superbe Leyland camion benne.

Camion Leyland Roxy Toys
Camion Leyland Roxy Toys

D’une taille conséquente, 23 cm, son échelle de reproduction est très proche du 1/43 : le véhicule équipé de ce châssis avait effectivement une taille imposante. La cabine diffère en deux points de celle du modèle de chez Dinky Toys : le monogramme Leyland est absent et la cabine ne bascule pas sur la reproduction du bloc moteur, contrairement au modèle de Binns road. Il est troublant de remarquer que les sièges qui équipent la version en plastique sont d’un dessin similaire à celui du Dinky Toys. Notons également que Roxy qui a affublé son camion d’un pilote de course devait avoir un moule facilement adaptable à ce type de siège.

Sans se poser trop de questions il a doté sa miniature d’un pilote casqué. On ne sait comment interpréter ce choix : soit le camion avait des performances extraordinaires soit au contraire son comportement routier était si désastreux que le brave chauffeur devait se prémunir contre tout risque.

Sur le dessin de la boîte, une simple casquette sied beaucoup mieux à notre valeureux conducteur. Un examen du châssis, et plus particulièrement des ailes, est évocateur. Les ailes du Dinky Toys sont arrondies et le châssis comporte des détails gravés (lames de suspension entre autres) que le modèle Roxy ne possède pas. Mais surtout, les ailes de ce dernier sont anguleuses. On peut penser que c’est en rapport avec l’évolution du vrai modèle.

Pour l’anecdote, le marchand anglais qui m’a cédé cette rare et jolie pièce, m’a vanté son produit comme une copie du Dinky Toys. Ce n’est pas le cas. Il s’agit bien d’une évolution. La production asiatique révèle bien des surprises. La présence d’une étiquette sur la boîte atteste du fait que l’on a affaire à un échantillon certainement destiné à être exposé dans le hall d’exposition de l’exportateur du nom : « Anglo American traders LTD » situé au 1327-1329 Prince’s bldg à Hong Kong.

Si vos pas vous mènent jusqu’à Hong Kong, allez donc voir à cette adresse s’il ne reste pas quelque chose.

Le Berliet Stradair en plastique de Dinky Toys

Le Berliet Stradair en plastique de Dinky Toys

Non, ce véhicule en plastique ne fut pas produit par Dinky Toys pour concurrencer Norev !

Berliet Stradair en plastique Dinky Toys
Berliet Stradair en plastique Dinky Toys

Au milieu des années 60, Dinky Toys ne testait plus ses moules en injectant du zamac mais en injectant du plastique. Cette technique présentait le double avantage de permettre un repérage plus facile d’éventuels défauts et de ne pas endommager le moule en cas de problèmes de conception. Il est évident que la pression pour injecter du zamac est beaucoup plus forte. Le plastique est plus fluide, emplit mieux le moule et requiert une pression moindre. Ce Berliet Stradair est une des premières injections. Nous connaissons aussi, injecté en plastique, un Saviem porte-fer et un autobus Berliet….On peut penser que bien d’autres modèles connurent un début de carrière similaire. Toujours avec la même logique économique, ces premiers tests étaient recyclés pour les essais de teintes…Ce Stradair a été injecté de couleur blanche, puis peint en 2 tons de vert. Les sièges sont peints de couleur bordeaux.

Détail intéressant, le logo Berliet du capot avant est en tampographie, et non gravé comme la version définitive ; de même le châssis comporte de nombreuses modifications : les lames de ressort de la suspension de l’essieu avant ne sont pas détaillées comme la version définitive et sont absentes sur l’axe arrière ; les réservoirs d’essence sont différents.

Il faut impérativement lire le blog “mea culpa” qui fut édité quelques mois après, suite à l’intervention de Claude Thibivilliers au sujet de la lecture  de cet article.