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Winross White autocar – 2

Le White 5000 de Winross Toys est à l’honneur.

Winross Toys White 5000
Winross Toys White 5000

Monsieur Lee indique que ce camion a été un échec commercial. C’est une des premières utilisations de la fibre de verre. Cette cabine ainsi réalisée se montrera très fragile dans le temps et White arrêtera très vite la production. La cabine est plate et bien rendue.

Monsieur Lee se permet dans son texte une amusante comparaison, que seuls les amateurs de miniatures anciennes pourront comprendre. Il compare la fiabilité de ce camion aux Dinky Toys d’avant-guerre souffrant de métal fatigue !

Winross choisira un “5000” pour promouvoir la sortie de sa nouvelle citerne, au dessin cylindrique. Il est bien évident que peu de transporteurs choisiront de reproduire leurs publicité sur de remorques attelées à un 5000 . Ils sont un peu moins fréquents que les autres.

Sont enfin présentés quelques exemples de variations de châssis sur les tracteurs Winross.

Winross White autocar – 1

White autocar – 1

Nous retrouvons M. Austin en compagnie de son premier modèle, un White 3000. Comme nous l’avons vu précédemment, il souhaite se lancer sur le marché du jouet.

Winross Toys, peu fréquent White 1500 pompier
Winross Toys, peu fréquent White 1500 pompier

La meilleure preuve est l’inscription figurant sur les premiers étuis des véhicules produits : « A toy from Winross » (un jouet fabriqué par Winross). Nous retrouvons cette mention pas moins de 6 fois sur l’étui initial. Plus tard ne subsistera que la mention « Winross toy ».

Sur les premiers boîtages, le fabricant invite les jeunes acheteurs à se rapprocher de leur magasin de jouets habituel afin de se procurer le catalogue ! Je ne suis pas sûr que les modèles produits se soient bien vendus en tant que jouets. Auprès des entreprises désirant promouvoir leur logo, il en a été tout autrement. Le faible coût de fabrication et la grande capacité d’adaptation de l’entreprise qui pouvait aisément réaliser des petites séries semblent avoir dynamisé la production. M. Lee constate une mutation à compter de 1969. A partir de cette date le minimum pour réaliser une série était une commande de 500 pièces. Précédemment, il était possible de commander des séries de 50 pièces!

M. Austin ne souhaitait pas que son entreprise grandisse trop vite : il n’était pas intéressé par des commandes importantes qu’il avait peur de ne pas pouvoir honorer. De plus, en présence d’une demande importante alors que sa production est limitée, il peut facilement défendre ses tarifs. Il est bien évident que le virage vers les modèles promotionnels a été particulièrement judicieux. Je m’interroge de savoir si c’est son expérience de collectionneur qui l’a conduit à prendre cette orientation. Je ne peux m’empêcher d’établir une comparaison avec des firmes européennes comme Dinky Toys ou Tekno. Au même moment, à l’aube des années soixante-dix, elles ont vu le marché se modifier et leurs ventes s‘essouffler. N’auraient-elles pu s’engager sur cette voie ? Les repreneurs néerlandais de Tekno, en 1974 s’y essaieront avec bonheur. Lion Car s’engagera également dans ce marché. Ils sont toujours présents en 2012. Comme dans beaucoup de domaines, les grands changements viennent de l’Ouest. Il faut simplement les voir arriver.

Nous arrivons avec les illustrations de cet article à la fin de l’histoire. Vous avez pu constater sur les clichés des modèles aux silhouettes moins familières. Ils sont issus de la période où Winross cherchait encore sa voie. Ces objets sont rustiques. Ils ne peuvent souffrir la comparaison avec les productions européennes de la même époque.

Alors qu’ils datent de 1963, ils ont l’allure de jouets des années 1950. M. Austin indique avoir utilisé les plans de chez White pour la réalisation de ces modèles. Il ne veut pas trop se dévoiler ni révéler qu’un accord le lie vraisemblablement à la firme White. Pourtant, les modèles Winross ont été distribués dans le réseau White. Plus troublant encore, sur les photos, les camions benne, dépanneuse et semi-remorque fardier sont des Autocar. La firme Autocar était spécialisée dans les poids lourds à usage spécifique. Sa production était appréciée des professionnels du poids lourd pour sa grande qualité de fabrication et sa fiabilité. Or la firme Autocar est une filiale de White ! En fait, il semble que M. Austin, bien content d’avoir tracé son sillon ne souhaitait pas s’étendre sur les raisons de son succès de peur d’être imité.

Nous verrons plus tard que Ralstoy essaiera de le concurrencer avec un cabover sans marque distincte. Il est évident que cette firme ô combien discrète, marquera de son empreinte l’histoire de la miniature. En 2012, elle existe toujours !