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Un cauchemar

Un cauchemar.

J’étais dans une salle du musée du Louvre. Un certain brouhaha inhabituel régnait. Les gens parlaient forts. On m’approchant d’un tableau, je fus intrigué par une curieuse étiquette. Elle était de couleur fluorescente. Chaque commentaire d’œuvre sur les cimaises  étaient,  désormais, accompagnés de cette étiquette qui ne comportait que  des chiffres.

A l’entrée de la salle figurait un panneau expliquant cette nouvelle signalétique.  Pour se mettre au diapason actuel, l’argent roi, le Louvre, en partenariat avec Artprice  avait mis en œuvre une estimation de chaque tableau présent dans le musée, apportant  ainsi, pour un grand nombre de spectateurs,  un  regard et un intérêt nouveau aux œuvres.

Désormais, l’important était de regarder le nombre de zéro  figurant sur l’étiquette, avant de le prendre en photo. Parfois, il y en avait tant, que cela créait des confusions. « Moi, je ne m’arrête qu’a ceux qui ont dix zéros » entendions nous ça et là.

Comme le chantait Jacques Brel dans sa chanson « Rosa » , des zéros il y a tant des minces, des gros, que j’en faisais des tunnels pour Charlot des auréoles pour Saint François » .

En arrivant devant un de mes tableaux préférés, celui de Jan Van Eyck, » la vierge et le chancelier Rolin, je fus  déçu par le nombre de zéro. Comment se pouvait il qu’il soit moins côté que le  Caravage  ?  c’est en prenant à parti le  gardien de cette injustice, en lui expliquant mon gout sûr,  et les bonnes raisons que j’avais de me plaindre que je me réveilla en sursaut. Ce  n’était qu’un cauchemar !

Il faut dire que je venais de voir la veille un documentaire sur la chaine Arte : « l’affaire Caravage ».

Un documentaire qui m’a mis mal à l’aise et qui m’a questionné.

Pour résumer, le documentaire traitait de l’histoire d’un tableau retrouvé de manière miraculeuse et surtout de son attribution.  Le spectateur était plongé dans les méandres du marché de  l ‘art, des  conservateurs des musées, des experts en tous genres et surtout dans le milieu  de l’argent du marché de l’art. Dés le départ le ton était donné avec un consultant qui n’hésitait pas, pour parler  de l’importance  du carvage et de ce qu’il avait apporté à la peinture à le comparer avec Jeff Koons ; Quand j’entends parler de ce dernier c’est toujours au sijet de prix