Mon rituel du Mans.
c’était mon rituel. Je l’ai pratiqué de très nombreuses années. Mon arrivé sur le site du circuit des 24 heures commençait immanquablement par l’emprunt de la ligne droite des hunnaudières. Comme de très nombreux spectateurs. Cependant, une seule partie attirait particulièrement mon attention. Le début de la ligne droite, à la sortie du tertre rouge. C’étaient plus particulièrement les grands arbres bordant le tout début de la ligne droite qui étaient la raison de mon attrait. Ils marquent l’entrée de la ligne droite, et aussi la limite que le spectateur ne peut franchir durant l’épreuve. Durant la course, j’aimais me poster à cet endroit, surtout à la tombée de la nuit et voir les autos s’engouffraient dans le noir de la route éclairés à cet endroit juste par le faisceau des phares. Cet endroit symbolique marque le passage entre la partie animée et éclairée du circuit avec le publique, et celle , mystérieuse ce cette longue ligne droite, sans lumière et sans spectateurs . Voir les autos quittaient cet endroit vivant et s’enfonçaient dans la pénombre n’ayant plus que les arbres comme compagnon de route procure un certain frisson et laisse libre à l’imagination.