Recueil de lettres ! lettres choisis
Cher Henri
Je te remercie de ton invitation. Je te confirme ma présence pour assister à la présentation de la nouvelle saison de l’écurie Ford France que tu supervises . Sport automobile bien sûr, mais aussi vélo, tu fais feux de tout bois, comme toujours. Et avec les meilleurs. Les superbes succès en 1965 d’Anquetil portant la tunique de l’écurie Ford France ont donné une image dynamique à la marque que tu dois imposer sur le marché français . Chapeau. Promouvoir une marque de voiture on apposant son nom sur des maillots de cycliste, il fallait oser. Tu m’as expliqué que la cible pour la direction de Ford ce sont les constructeurs français. La direction de Ford t’as donné comme mission de popularisé la marque auprès des français. Rude tache, connaissant l’anti américanisme qui sévit en France. Peugeot avec son équipe cycliste ne doit pas voir d’un bon oeil l’intrusion de Ford dans son pré carré. Et puis ce Anquetil, comme toi c’est un battant.
J’ai bien noté ta participation au prochain Rallye de Monte Carlo en début d’année prochaine. Toujours avec ta fameuse Mustang. Justement, je profite de ce courrier pour t’avertir que nous mettons la dernière main sur notre « petite » Mustang. Je t’en enverrai quelques exemplaires pour toi et tes enfants. Je suis très content du résultat. Elle sera la première miniature a avoir un plafonnier électrique. J’ai prévu une boîte spécifique. Tu me diras ce que tu en penses.
Amitiés sincères.
Cher Henri,
Tu dois être aux anges. Quelle réussite ! palme d’or à Cannes ! Tu n’as pas gagné le Monte Carlo avec ta Mustang , non tu as fait mieux en étant le premier à faire inscrire au générique d’un film un fabricant et un modèle de voiture ! Il te devait bien cela. Quel nez as tu eu en acceptant de recevoir ce Trintignant, et ce jeune cinéaste dont je n’avais entendu parlé. J’ai lu que que c’est son oncle Maurice, le pilote chevronné, qui a couru pour ton écurie qui te les a présenté? Tu me raconteras cela. Que penses tu des mes « petites Mustang »? J’ai d’ailleurs vu que tu avais lancé une ligne de vêtements siglés Ford Mustang. C’est en Amérique que tu as dû comprendre l’intérêt de ces produits dérivés. A mon tour de te proposer une idée. Le film étant un succés, j’envisage la sortie, en parallèle de la version routière d’une version compétition. Il faut avouer que tes exploits à son volant et ceux de ton écurie avec les Greder et autres Schlesser au volant m’ont influencés. Serais tu intéressé par la diffusion d’un modèle aux couleurs de ton écurie Ford France ou même mieux , celle ayant participé au film. Cela se fait désormais. Mes concurrents britannique s’associent ainsi à des série télévisés, des films d’animation. De plus le travail serait simple. Ma boîte diorama pourrait s’adapter facilement. Au fond la plage de Deauville et la photo de la vraie voiture et ses acteurs. Pas besoin de figurine, juste des décalcomanies spécifique. Qu’en pense tu? J’ai bien reçu tes invitations pour la prochaine édition des 24 heures du Mans le 18 Juin. C’est avec plaisir que je viendrai. J’ai vu que vous avez remporté un succès de bon augure en Janvier à Daytona devant les Ferrari. J’ai hâte d’y être !
Amitiés sincères.
Cher Henri,
Je suis admiratif de l’enchainement de tes succès. La Mustang est un porte bonheur pour toi. Le film déjà primé à Cannes vient de remporter en ce début 1967 à Hollywood l’oscar du meilleur film étranger. Tu m’as raconté qu’Henri Ford II n’a jamais voulu te croire quand tu lui a répondu que tu n’avais pas versé un centime au réalisateur du film. Ce mois de Janvier a vu la participation de Johny Halliday, Jacques Anquetil au rallye de Monte Carlo ! où vas tu cherché ces idées ! L’idole des jeunes au volant de la Mustang ! quelle publicité ! tu me raconteras comment c’est déroulé l’aventure. Mieux, j’espère, que celle que tu avais confié à jean Girault pour son premier Gendarme à saint Tropez il y a trois ans. Le gendarme Cruchot interprété par Luis de Funes avait mit l’auto dans le décor. Une rutilante Mustang de couleur rouge tout juste sortie des chaines. Je me rappelle comment tu avais réussi à convaincre le réalisateur qui avait prévu une Mercedes pour cette scène . Les allemands ont du apprécier ! tu ne vas pas avoir que des amis !
Pense à moi pour le mois de Juin et les 24 heures ! je serai content de revenir. Je ne sais si ton grand patron va revenir. Evite lui la mésaventure de l’année dernière lors du tour d’honneur en Mustang que l’ACO lui a accordé ! Tu ne devais pas en mener large , Henry Ford à tes côté et le challenger, Agnelli, patron de la Fiat, qui venait de racheter Ferrari au nez et à la barbe de Ford ,assis derrière. La scène a Mulsanne est digne d’un scénarios pour un film comique. La pluie qui vient et la capote électrique qui refuse de fonctionner ! Agnelli qui est plié de rire à l’arrière de l’auto. Voir ces deux grand capitaines d’industrie arrivé à la fin du tour d’honneur trempé a dû être pour toi un sacré souvenir. Tu ne m’as pas dit comment avait réagi Henry Ford ? Cela a dû aussi être tendu en cette fin Janvier suite à la débacle des Ford aux 24 heures de Daytona. Triplé Ferrari sur le sol américain. Remarques cela va faire réagir Ford surtout que désormais il a remit son titre en jeux.
Je suis très satisfait de la reproduction de la Ferrari 330P3 qui va sortir dans quelques jours. Cependant, sa suivante la P4 apparait et gagne. Je constate que l’entrée de Ford avec ses moyens illimités, semble avoir bouleverser le visage du sport automobile. Cela s’accéllére. Il y a une course à l’armement. Porsche aussi arrive. Même constat avec la Carrera 6. Nous passons en ce mois de Janvier à la 910.
Il semble que Ford prépare une nouvelle arme qui devrait apparaitre dés Sebring. J’ai besoin de remplacer la vénérable GT 40 à mon catalogue. Je serai content si Ford proposait une nouvelle carrosserie, cela me permettrait de coller à l’actualité et de mettre les pendules à l’heure. Je vais guetter. Si tu as des informations, n’hésite pas. Solido se doit d’être très réactif. J’ai prévenu le bureau d’étude. On va essayer de se surpasser et de raccourcir le processus de création.
..anecdote tour d’honneur au mans 1966 (voir dossier bureau ordi interwiew Hurel…le mans 1966 pluie à mulsanne capote qui refuse de se fermer et Agnelli plié de rire ! Solido en souvenir prévu de faire la MK IV !
Cher Henri
j’apprends que tu quittes Ford France ! Ils voulaient te recasé dans la branche camion et tracteur ! ces américains ont une façon de travailler! je ne comprends pas leur logique. Ou peut être trop bien. Henri Ford avait ce caprice de vaincre au Mans. Cela n’a pas été facile mais il l’a fait et même remis son titre en jeux avec panache. Il n’est pas passé loin de la catastrophe ! on a l’impression que comme un enfant qui se lasse de son nouveau jouet il veut passer à autre chose. Peut être aussi que devant la facture à payer ces comptables lui ont fait comprendre que la récréation était finie ! Tu verras ils feront pareil pour la conquête de la lune. Quand cela sera fait, on rangera tout et il n’y aura plus de suite. J’ai entendu que tu avais nouer des liens avec Chrysler, le concurrent. Tu restes chez les américains ! Tu vois, c’est une drôle de coincidence mais ma « petite Mustang » aussi doit subir des changements. C’est aussi l’arrivée des américains avec leurs Hot Wheels et leurs roulement rapides qui sont en train de bouleverser le paysage de la miniature automobile. Tu as vu ma Ford MK IV, fidèle jusqu’aux jantes au dessin exact, équipées de vrais pnues. Et bien figure toi qu’elle fait partie d’un passé alors qu’elle sort tout juste. Je le sais . C’est irrémédiable. Les nouveaux acheteurs ne font même pas voir les deux rétroviseurs asymétriques rapportés. Que dire du compartiment moteur? Et bien ma petite Mustang je vais devoir l’alléger du couteux systéme du plafonnier électrique ! je vais aussi supprimer les quatre anti brouillards rapportés pour en garder que deux et moulés les deux autres. Par contre je vais rajouter une planche de décoration…encore quelque chose qui vient d’Outre Atlantique ! les gamins adorent apposer la décoration ! cela fait aussi des économies pour nous ! je vais même la proposer en promo spéciale, là aussi méthode américaine ! trois Solido dans un sachet pour le prix de deux !
Les scènes du rallye Monte-Carlo ont été tournées en janvier 1966 pendant le déroulement de l’épreuve. Jean-louis Trintignant et Henri Chemin étaient vraiment engagés dans la compétition avec la Ford Mustang n° 145 (immatriculée 5646 SF 75)8.
- La Mustang des scènes de Deauville porte le numéro 184. Quand on additionne 1+8+4, cela fait… 13. Le hasard a du talent.
Avec un budget de 470 000 francs (environ 650 000 euros de 2022), Claude Lelouch a dû se limiter à une équipe de cinq personnes, faire le tournage en trois semaines et réaliser une partie du film en noir et blanc, faute d’argent pour de la pellicule couleur2.
Le réalisateur laisse une grande marge de manœuvre à ses acteurs, ne leur donnant que « les phrases de dialogues essentielles […] Pour les scènes entre Anouk Aimé et Jean-Louis Trintignant, il prend à part l’actrice afin de lui expliquer ce qu’elle doit dire à son partenaire, puis fait de même avec l’acteur. Les deux comédiens ne savent pas ce que l’autre va dire. C’est la méthode « reportage » de Lelouch2. Palme d’or du festival de Cannes 1966, Oscar du meilleur film étranger en 1967 et Oscar du meilleur scénario original, le film eut un impact international non négligeable.
Comment Henri Chemin a lancé la Ford Mustang sur le marché français
La Ford Mustang de Johnny Hallyday (Rallye de Monte-Carlo, 1967).
Lettre à Charles
voir Milan et mon ami …avec l’ami de Benisi…je n’ai eu qu’un ami…adrien étonnait pas de texte…voir Férré avec tu notais tout…Gaby…il a fallu du temps impressionné stature assumé ma relation persoonne pout te voir facherie avec françois ami?
lettre à mon père
le corbeau
Durant le premier confinement, le chaîne de télévision Arte proposa en première partie de soirée une série de documentaires animalier produite par la BBC. Une bonne manière dans ce monde agité de se poser et de regarder la nature. L’étude de la vie des animaux nous permet parfois de mieux appréhender notre existence. Un documentaire m’a particulièrement marqué. Celui consacré à un animal jouissant d’une mauvaise image , le corbeau. Cet oiseau est doté d’un cerveau très développé. Il est capable de bien des prouesses.
Plus tard, dans un autre documentaire animalier, consacré à la faune vivant dans les forêts d’Europe centrale, je me suis remémoré celui de la BBC. Dans une séquence à coupé le souffle, le spectateur était convié à un spectacle digne d’un scénarios hollywoodiens. Un grand corbeau, perché sur la cîme d’un résineux ayant repéré une horde de chevaux sauvage se reposant au milieu de la forêt, alertait une meute loup, en émettant des croassements stridents, de la présence de ces chevaux . Son but était simple, attendre tranquillement que les loups aient finit leurs travail de prédateur puis leurs festin pour profiter des restes. L’utilisation de drônes virevoltant dans les airs permirent de filmer au plus prés toute l’action: l’arrivée des loups , la fuite des chevaux, la technique d’encerclement des loups, leurs repas et enfin celui du corbeau.
Très intelligent, le corbeau souffre pourtant d’une mauvaise réputation. Son patronyme est associée à l’auteur de lettres anonymes et ce depuis l’affaire de Tulle de 1922. Une vielle femme, Agnès Laval fut confondu suite à une dictée collective. Toute la presse nationale s’intéressa à l’affaire. Le journaliste du « Matin », le jour de l’ouverture de son procès , écrivit « qu’elle ressemblait à un pauvre oiseau funèbre qui aurait reployé ses ailes » . A la suite de cette description l’affaire devint celle du « corbeau ». Le cinéaste Henri Clouzeau se servira de cette trame pour dénoncer en 1943, la délation, et donna même au grand corvidée le titre se son film. Depuis, toutes les histoires de lettres anonymes sont associés à cet oiseau, qui ne méritait surement pas cela.
L’univers de la collection de Dinky Toys peut parfois ressemblé à celle de la série « Dallas », avec ses coups bas, ses mensonges. La cupidité et la jalousie font aussi partie de cet univers impitoyable. je peux désormais ajouter à ce tableau peu ragoutant la présence d’un « corbeau ».
Ainsi, en 2021 j’ai reçu une longue lettre anonyme, tapé à la machine à écrire ! l’histoire de la dictée collective de Tulle semble avoir servit de leçon aux apprentis corbeaux.
Un « inconnu »m’avertissait que la Renault Floride de couleur bleue, modèle encore non répertorié à ce jour dans les ouvrages, proposé par une maison de ventes aux enchères était un grossier faux. Et de décrire par moult détails les points litigieux, à ses yeux.
La première question qui me vint à l’esprit, pourquoi m’avoir envoyé cette lettre? en quoi étais je concerné? cela sous-entendait que je possédais cette miniature ou alors qu’elle venait de ma boutique. Il n’en était rien. Je me suis alors demandé si le « corbeau » ne se servait pas de cette lettre pour que je discrédite la maison de vente et donc aussi le propriétaire de la miniature qui l’avait mit en vente. Ce dernier avait exhumé cette miniature sur un site de vente aux enchères en ligne. Le prix réalisé fut assez modeste. Peu de gens semblaient y avoir cru. On peut imaginer que notre « corbeau » ait raté l’achat du modèle et que, par jalousie il se sente obligé de la dépréciée.
Le »corbeau » enchaina sa démonstration de manière confuse. Ce dernier décrivit des défauts sur les rivets de la miniature. Or, les connaisseurs savent que les Dinky Toys ne sont pas rivetés mais bouterollés. Le rivet est une pièce rapporté. Plus loin, son point de vue sur la véracité des pochoirs latéraux des grilles d’aération fut facilement mit en échec. Je possède en effet des Floride de couleur standard avec des pochoirs similaires, légèrement décalés par rapport à la grille. Cela résulte d’un mauvais calage du pochoir. Je vais arrêter là la démonstration.
J’ai d’ailleurs à l’époque de la vente de cette miniature donné mon avis . Avoir le modèle en main est indispensable afin de conforter son point de vue. Surtout sur ce type d’objet. La miniature m’avait donc sur les photos semblé d’origine. Je vous avoue même que j’étais acheteur ! Pour divers raisons elle m’a échappé.
Mais ce n’est pas pour cela que je me suis répandu en commentaires diffamatoires sur la miniature et sur le propriétaire qui pourtant n’avait pas jouer franc jeux avec moi . Il faut monsieur le « corbeau » être beau joueur et savoir perdre. Et puis ce ne sont que des miniatures.
Dans la fable de Jean de la Fontaine « le corbeau et le renard ». Le corbeau tout flatté par les compliments du Renard abandonna sa proie. Le renard est donc parfois bien plus rusé que le corbeau.
Appeller moi la direction. !
Appeller moi la direction : lettre avec soucis sur la direction de l’auto les raleurs français jamais content.
Lettre au père Noël
Mon cher Jean…
C’est une artiste, Agnès Thurnauer qui m’a inspiré ce blog. Cette dernière a imaginé une correspondance avec Henri Matisse (1869-1954). 50 lettres écrites entre avril 2021 et Janvier 2022. Des lettres sans réponses. L’originalité de cette approche m’a de suite séduit. J’envie même cette artiste d’avoir eu cette idée. Le cadre du musée Matisse à Nice servit de terrain d’expérimentation afin de présenter son travail d’artiste, autrice et plasticienne dans une exposition dénommée » On se retrouve chez toi ». La conservatrice du musée Claudine Grammont utilisa la relation qu’Henri Matisse entretenu avec le monde de l’édition à travers l’illustration de recueil de poésie comme fil conducteur de l’exposition. Elle a parrallélement incorporé dans ce parcours des oeuvres d’Agnès Thurnauer qui répondent à celles d’Henri Matisse. Les lettres de cette dernière sont situés en amont de la visite. Très agréable parcours où l’on s’interroge, où l’on se laisse surprendre, déranger ce qui est le but de l’art.
Agnès Thurnauer a choisit un ton familier avec l’artiste.On se laisse de suite surprendre et cela fonctionne. Elle y mêle la place des femmes dans l’histoire de l’art, et par ricochets à celle des femmes dans la société aujourd’hui. Elle évoque les questions de genre, que l’on retrouvera plus loin dans l’exposition avec une oeuvre picturale. Il faut du talent pour réussir une telle gageure. Mélanger le passé, le présent sur le ton de l’amitié allant jusqu’au tutoiement avec Henri Matisse est un exercice de style littéraire périlleux.
Cette idée de dialogue imaginaire m’a séduit. J’ai donc, a ma manière inventé une lettre à Jean De Vazeilles, fils de Ferdinand de Vazeilles, fondateur de la firme Solido. Je me suis souvenu d’un article au vitriole parut dans Modélisme lors du lancement de l’Hispano Suiza H6B dans la série 100, pour la gamme Age d’or, en 1965 (?) qui m’avait d’autant plus marqué, que j’ai eu la chance de récupérer dans la succession Azéma, le dossier d’étude de faisabilité de ce modèle que Jean de Vazeilles lui avait offert à Bertrand Azéma.
Mon cher Jean…
Ingratitude .Voilà bien le mot qui me vient après avoir lu la présentation de votre modèle réduit d’Hispano Suiza H6B par Jacques Greilsamer dans les colonnes de sa revue Modélisme. Ingratitude après tout cet vous avez apporté au monde de la miniature automobile. Ne pas voir les atouts, nombreux de votre miniature et ne retenir dans que le défaut du traitement de la capote a de quoi déconcerter le collectionneur que je suis. Vous avez dû vous sentir blesser par autant de virulence. Nous savons que Greilsamer a pour le plastique une aversion profonde. Ses commentaires sur les modèles Norev, de votre ami Veron, sont régulièrement acides. Et pourtant ces Norev sont des produits de grande qualité, très juste dans leurs proportion. Mais les produire en plastique et non en zamac les classe irrémédiablement au rayon de vulgaire jouet pour Jacques Greisamer. Il fut cependant moins virulent devant les modèles réalisés par Wiking, en plastique, pour Volkswagen. Mais peut on comparer des objets destinés à des adultes, distribués en concession lors de l’achat d’une vraie voiture et par exemple une Peugeot 204 de chez Norev que l’on achète à son enfant parce que c’est la reproduction de la berline familiale?
C’est l’aspect trop lisse de la capote qui a déclenché le courroux de Greilsamer. Il aurait souhaité un aspect simili . Il a raison mais de là à ne voir que cela et passer sur tout les atouts du modèle. Moi qui eut la chance de parcourir l’exceptionnel dossier d’étude de ce modèle je peux comprendre votre déception. Le dossier comporte des explications technique et aussi de superbes croquis explicatifs, permettant de vous guidé dans le choix du modèle. J’ai vu tout le travail en amont pour la réalisation de ce modèle d’exception. Les conseils, les pièges à éviter. Il est complexe, cinquante ans après leurs création de recréer la genèse de ces autos d’exception. Souvent le constructeur livrait un chassis/moteur et le client choisissait un carrossier. Vous avez donc dû faire appel à un spécialiste d’Hispano Suiza. Un vrai passionné.
Greilsamer n’a pas sa langue dans sa poche. C’est bien. Quelle mouche l’a t’il piqué pour être si critique avec Hispano Suiza? En réfléchissant,je crois qu’il existe une différence concernant vos approches sur ce que doit être un modèles réduits. Je l’ai constaté à travers vos différents discours et interview. Vos chemins ne pourront que s’écarter me semble t’il. Je me permet de vous livrer ma réflexion sur ce sujet. Vous avez déjà expliqué que ce qui vous intéresser était de produire des produits ludiques de qualité, innovants.Vous avez poursuivi ,fidèlement, le travail de votre père: des autos démontables et transformable. C’est votre fil conducteur et je suis sûr que vous serez fidèle jusqu’au bout à ce principe. Vous avez souvent été le premier et je ne vais pas vous faire le parjure de vous rappeler vos conquêtes. Il faut cependant constater que vous avez trainé les pieds pour aborder le marché dit de la miniature de « collection » . Les collectionneurs vont font peur. Vous estimez que ce marché est marginale. Comment rentrer même dans le temps dans son investissement? Greilsamer, de part sa position de revendeur a créer un marché de collectionneur. Sa boutique comme vous le savez est un incontournable passage pour ces derniers qui viennent du monde entier. De telles boutiques commencent à émerger aux États Unis (Sinclair) et même au Japon ! Figurez vous que j’ai trouvé votre photo, assis à votre bureau dans une revue japonaise. Vous tronez avec quelques modèles dont le superbe Bernard fourgon. Le marché de la collection commence à émerger au pays du soleil levant et de manière active. J’ai d’ailleurs vu des publicités pour vos produits dans plusieurs revues nippones. Greilsamer l’a bien comprit, avec sa revue Modélisme qui épaule son commerce. Il prépare un ouvrage avec Bertrand Azéma. Il me semble que vous avez lancer cette gamme d’Age d’or afin de répondre à cette demande mais sans conviction, pour ne pas prendre de retard si le phénomène se développe.D’ailleurs ces modèles Age d’or que vous avez lancé appartiennent à la série 100 et ne bénéficient toujours pas d’un encart particulier dans vos catalogues. Peut être attendez vous d’étoffer votre gamme pour pouvoir les présenter séparément? Greilsamer ne voit que par les fabricants Italiens, Dugu et Rio. Pour une raison simple. Il considère ces modèles réservés à « son marché des collectionneurs ». Peut être qu’il n’admets pas que vous proposiez ces modèles au grand publique. C’est peut être une des raisons de ces critiques acerbes et j’avoue non justifiés !
Au début de cette aventure Solido avait choisit de les intégrer dans sa gamme 100. Solido réservera plus tard, quand la gamme sera plus conséquente, un emplacement particulier dans son catalogue. C’est d’ailleurs à ce moment que Solido fera le choix de « réserver » ces miniatures aux adultes. La photographie d’un homme dans le force de l’âge assit devant sa vitrine, la pipe au coin des lèvres finira de me convaincre que décidément ces autos n’étaient pas faites pour l’enfant que j’étais ! Cette photo agit encore aujourd’hui sur moi.
Mon cher Jean,
Hasard de la vie. Lors d’un déplacement dans cette belle ville de Lyon, en visite chez une vielle connaissance qui exerce le même métier que moi, j’ai été intrigué par une grande et belle boîte bleue pâle gainée d’un filet bordeaux qui trônait au centre de son magasin. L’étiquette placée au centre porté le nom de votre fabrique: Solido. L’ensemble dégagé une certaine idée de luxe. La taille, bien sûr mais aussi la qualité du carton . Grande fut ma surprise de découvrir le contenu : une carabine et quatre silhouettes d’animaux. Du gibier peuplant la forêt. Nous étions très loin de l’univers familiers des petites autos que l’on rattache immanquablement à votre marque. M’est revenu ce souvenir dont je crois ne vous jamais vous avoir entretenu. Au début de mon activité je fus approché par un jeune homme qui possédait deux gouaches originales réalisées par votre illustrateur »maison » Jean Blanche. Jeune amateur peu fortuné je n’avais pu acquérir qu’un seul des deux dessins. Le prix demandé était suffisant. J’avais choisi la Ferrari 330P3 laissant partir l’Alfa Romeo GTZ rallye. Trente ans se sont écoulé. Cette personne est revenu me voir se souvenant de notre première transaction, avec un ensemble conséquent de dessins et de gouache du même illustrateur. Vous imaginez le plaisir pour un collectionneur de posséder les gouaches originales de dessins qu’ils l’ont fait rêver toute sa jeunesse. Une fois l’affaire conclut, je n’ai pu m’empêcher de lui demander comment il les avaient obtenu. Ce dernier m’expliqua que son père et vous étiez compagnon de chasse . De là était né une amitié entre vous et lui. De ce fait, ce jeune homme avait eu une entrée dans l’usine, où il avait noué des liens avec une personne du bureau d’étude qui lui avait cédé cet impressionnant ensemble qui dormait à l’usine. En voyant ce coffret et ses cibles simulant du gibier, je n’ai pu m’empêcher de le relier à vous et votre passion pour la chasse. Je l’ai acquis . Pourtant à titre personnel j’ai une aversion pour les armes à feux, et ce depuis la petite enfance suite à un drame local. A l’armée lors des manœuvres en forêt de Fontainebleau je m’arrangeai pour distribuer à mes camarades mes cartouches à blanc ne voulant pas les utiliser ! Si Je suis un amateur inconditionnel de vos miniatures, je ne peux me revendiquer comme un collectionneur Solido. Une partie des objets satellites (maquettes plastique, jeux de société, presse agrume, armes à feux…) même estampillés Solido ne m’intéressent pas. J’ai fait cette exception pour le lien à votre histoire personnelle et aussi pour la beauté de l’objet. Cela m’amène à vous donner mon point de vue sur la collection. En ce qui concerne votre marque, Solido, j’essaie de trouver un équilibre entre deux ensembles. Celui, cohérent par leur histoire, composé des modèles de la série 100,10, 300 et autres Junior dont je vais chercher à décliner toutes les variantes. Un autre plus disparate, d’objets qui me plaisent, sans logiques que je vais acquérir sans préméditation. Cela va être celui composé des avions, des modèles équipés d’un système de propulsion par mise à feux ou ce coffrets de carabine. mais en aucun cas je ne chercherai à tout avoir portant votre label. Je ne suis lié, en tant que collectionneur à aucune marque. Cet attachement me fait peur car il vous entraine souvent dans des acquisitions sans passions qui ont juste pour but de compléter une liste de recherche pré-établit qui peut vite lasser.
Une collection doit vivre. Le colelctionneur évolue. Rien n’est figé. La preuve: suite à l’acquisition de ce superbe coffret, hasard de la vie de marchand, dans une colelction j’ai eu l’occasion de trouver un revolver fabriqué par Mercury. Comme le coffret décrit plus haut, son état de conservation, la présence de la boîte m’ont fait conservé l’objet ! Je ne l’aura surement pas gardé sans l’achat du coffret. mais j’ai trouvé que l’amateur de Mercury que je suis , pouvait avoir un exemple de ce type de produit réalisé pour les enfants et qui est largement illustrés au milieu des miniatures dans les catalogues.
Cher jean, vous pouvez, à travers ces lignes voir comment le collectionneur est un personnage compliqué. Vous aviez bien raison dans les années soixante de vous en méfier ! Les enfants sont plus simples. Les collectionneurs veulent rester des enfants. Pourtant c’est un leur, car nous avons grandit. Ces jouets nous font croire que ce monde était encore proche.
Monsieur Dinky Toys
mon papa vient de m’offrir pour mes 7 ans mon premier modèle Dinky Toys. Il est très beau. C’est un EBR comme celui que tonton conduit en Algérie où il fait son service militaire. Il est parti depuis longtemps. Il me manque. Quand je serai grand moi aussi je voudrai conduire un tel engin. Il doit bien s’amuser à son volant. Comme quand il conduit la 2cv familale sur les hauteurs de Nice où j’habite et qu’il imite les bolides du rallye hivernal qui passe pas loin de chez nous en Janvier. Papa l’a grondé sévèrement. Il est drôle tonton et je l’aime bien. J’ai hâte qu’il revienne car il m’a promis de m’emmener voir notre héros local, Jean Behra un jour aux 24 heures du mans où il brille souvent. justement, je voulais vous demander si vous ne pourriez pas sortir un bolide moderne comme ceux qu’il pilote. Une Porsche ou une Ferrari comme celle qui vient de remporter les 24 heures. J’ai vu un bolide Ferrari dans le catalogue du marchand de jouet que j’ai eu avec le Panhard mais je ne reconnais pas sa forme. Elle doit être très vielle. Je ne sais si notre jeannot local la conduite. En tout cas pour mon prochain Noël ce serait bien si vous aviez une belle voiture de course.
PS: le catalogue est très beau, je le feuillette tous les jours. A force de le trainer partout dans mes poches Il commence à être usé. Je le connais par coeur et j’ai plus de facilité à retenir les numéros des modèles que les tables de multiplication. j’espère que vous aurez sur le prochain d’autres chars et aussi des voitures de course.
Pierrot de Nice.
Lettres en instance à la poste de Marmande
Monsieur Daffaure,
je me permet de revenir vers vous, n’ayant pas eu de nouvelle de vous depuis la dernière parution de Pipelette. Je disais que vous faisiez parti des deux personnes que j’aurai aimé rencontrer afin de parler de votre métier, de la vision que vous avez du modelise et de son avenir. J’avais quelques interrogations qui sont toujours sans réponses. Les communications sont compliqués compte tenu de l’endroit où vous êtes. J’en suis réduit à des suppositions.
Je résume. Vous avez fait une entrée fracassante, fin des années cinquante dans le monde de la collection de miniature automobile. Les gens, qui aujourd’hui regardent vos produits de haut, semblent ignorer ce que vous avez apporté à cet univers. Il faut comprendre que la collection de « petites voiture » commence à cette période à prendre un essor. Désormais de jeunes adultes, passionnés par l’automobile veulent retracer son histoire mais aussi son actualité, qu’elle soit routière ou sportive. Vaste programme. Les industriels commencent à travers la reproduction d’ancêtre à s’intéresser à ce marché. Mais c’est loin d’être suffisant. Auréolé de votre prix au concours de maquette, vous montez de Marmande à la capitale avec quelques unes de vos réalisations pour le premier salon dédié à la miniature automobile. Le choc fut important pour bon nombre d’amateurs. On imagine ces passionnés qui étaient réduit a accumuler les productions industriels, comprendre qu’ils peuvent vous écrire et moyennant une somme raisonnable, peu de temps après aligner en vitrine le modèle de leur rêve . C’est là qu’il faut comprendre tout votre génie et aussi sa limite.
Sur le papier c’est tellement simple. De part votre dextérité vous pouvez transformer un simple morceau de balsa inerte et donner vie à une miniature …comme par magie. Oui, mais voilà, très rapidement les demandes partent dans tous les sens. Chaque objet est donc unique, vous n’avez pas et j’imagine que vous ne songez même pas à dupliquer vos produits. Vous partez d’un principe simple. Si il y a une autre demande sur le même modèle vous repartez de zéro. Ce côté « dupliqué » sur une même base vous a t’il tenté? vous auriez pu réaliser des gabarits afin de produire plus facilement des séries. Vous auriez aussi pu vous limiter à des modèles bien précis. Ou bien imposer vos choix aux clients.
Vous semblez aimé relevez les défis. Chaque modèle sera donc unique et ne ressemblera pas au suivant. Vous apportez d’ailleurs des améliorations et rectifier des erreurs au fil de la production d’un même modèle. Je me permet d’ajouter que vous avez eu du mérite car la qualité des documents disponibles et leurs certaine rareté fait que vous avez bien souvent travaillé à l’aveugle. Il y a quelques années le fabricant Ixo avec une de ses série distribué en presse, avec les moyens actuels et la documentation disponible, a réussi a offrir aux clients une Talbot vainqueur du mans en 1950 équipé d’un 12 cylindres ! Le bureau d’étude chinois n’ayant rien trouvé de mieux que de dupliquer le côté droit du moteur l’autre côté ! Je n’ai jamais rencontré dans votre production une telle bourde, surtout sur ce type de grand classique.
Vous semblez parfois irrité par les remarques que vous prenez vite comme des critiques. Peut être avez du mal à les accepter au regard de la somme de travail que nécessite la création de vos miniatures.
On arrive là d’ailleurs aux limite de votre système. Le temps. Le talent vous l’avez. Mais ce travail vous demande une organisation rigoureuse. La montre est toute aussi précieuse que vos outils et vos pinceaux. Avez vous calculer un temps moyen d’exécution pour un modèle? J’imagine bien que vous aviez vos repères. Cette course après le temps semble avoir été votre perte. Vous avez du accumulé au fil des années un déficit de retard qui a forcement jouer sur votre santé. Vous étiez devenu un stakhanoviste de la miniature. Pas de vacances, pas le temps de se reposer. Pas le temps d’aller sur un circuit voir ces bolides…j’imagine que parfois la réalisation complexe de ces modèles vous hanter la nuit.
Deux révolutions majeures sont intervenus qui vont bouleverser votre travail. Rappelez vous c’était le sujet de ma question l’année dernière. Je résume les faits.
La première à trait avec le sport automobile, qui était votre fond de commerce. L’arrivée de Ford au milieu des années soixante et ses moyens financiers sans limites. Quel rapport? simple. Les autres concurrents, et Ferrari en premier lieu ont dû, soit s’associer à un grand constructeur ou faire appel à la publicité. D’abord limité aux marques d accessoiriste et de carburant, l’entrée des cigarettes Gold Leaf sur les Lotus va être un tournant. Toutes les autos de course vont devenir des pancartes publicitaire sur roues. Voilà qui va compliquer votre tache. Les limites de la décoration au pinceau vont vite être atteinte. Optu, vous ne semblez pas non plus intéresser à vouloir dupliquer à l’aide de planche de décoration et de réaliser de ce fait une série. L’idée même d’une production imposé vous a fait elle peur? J’ose dire que oui. En attendant ces décorations compliqués entrainant un supplément de temps va être préjudiciable à la qualité de reproduction de vos modèles dés la fin des années soixante.
De plus à cette même période, apparaissent les premiers kits. D’abord les Accorn (fabricant de modèle de slot car qui déclinera une belle série de carrosserie en plastique transparent à découper et à décorée) puis les fameuses John Day en « métal banc ». Cependant le montage de ces modèles n’est pas à la portée de tout le monde. Le vrai changement intervient grâce à Jacques Greilsamer qui a comprit la demande en tant qu’habile commerçant. Ce dernier va faire appel à deux personnes, messieurs Dubray et Evrat qui chacun dans leur domaine de prédilection (Citroën Traction et 402 pour le premier) et modèles de course (Porsche 908, Matra, Tyrrel) pour le second vont dupliquer garce à la réalisation d’un moule des modèles en résine. C’est le début des petites séries. Les décorations des Porsche sont habilement réalisé au pinceau et compléter par des décalcomanies. je reviens donc à ma question, sans réponses de l’année dernière. Avez vous à ce moment senti un changement?
Ces modèles, bien que dupliquer, étaient très difficiles à obtenir. La demande était très importante. Et puis le prix de vente des ces « Modelisme » étaient nettement plus élevés que vos produits. C’est me semble t’il le moment charnière. Vous vous êtes dits que vous aviez, malgré cette vive concurrence encore votre place. N’est ce pas là que vous auriez dû réagir? oui mais comment? tout va allé vite. D’autres artisans vont arrivés. Avec des modèles de plus en plus sophistiqué et le fossé va se creuser irrémédiablement entre vos produits qui gardent des fidèles et les autres. Mais la course aux détails, à l’exactitude va être fatal à votre santé. Vous vous obstinez et puis c’est l’accident.
N’en déplaise aux esprits chagrins qui, par méconnaissance de votre parcours et de votre singularité cherchent à comparer vos modèles aux autres productions. Vos produits ne peuvent être comparer. Il faut juste savoir les replacer dans leurs contextes. Ce sont et j’insiste sur ce point chacune à son histoire. Ce ne peut être le cas des modèles dupliqués , qui ont leurs atout mais pas cette particularité d’avoir été conçu, chacune, par les mains d’un seul homme, à la sueur de son front. Elles sont toutes singulières. A chaque modèle en main, il faut juste essayer de se représenter votre travail et la façon dont elles ont été conçus.
Elles ont ravis des milliers d’amateurs, de pilotes dans le monde entier et non des moindres. Je n’ai pas peur à titre personnel à les mélanger avec les productions industriels de l’époque ou même avec les modèles de fabrication asiatique d’aujourd’hui. Cela permet aussi de voir le chemin parcouru. Mais devant ce travail de titan, et votre obstination on ne peut qu’être admiratif. Quand je prends une de vos créations en main, j’essaye d’imaginer la somme de travail qu’il y a eu pour en arriver là. Quand je vois une date de fabrication qui se rapproche de votre accident, je ressens une vive émotion, car je sais que le mot fin est proche. Je pense qu’un jour, d’autres personnes sauront mettre votre oeuvre en avant. Pour ma part, j’ai réussi à en garder environ quatre cents. C’est rien par rapport à votre production.
Je voulais vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour le monde des collectionneurs. Vos miniatures resteront toujours un émerveillement pour moi.
Voir lettre Mr Rio à Mr Goirand…marriage !
idée de la pelle Bucyrus …construction pour la vie marriage solide ! taille patron peut faire ricaner ! Goulon radin …aml offert par Rio qui pense ensuite..peut être que Goulon se l’est faite rembourser !
extrait de chanson avec lettre
voir site chanson autour de l’écriture d’une lettre
Lettre à Elise partition
Polnareff lettre à France
- Chatenay malabry : Vincent Delerm
- En relisant ta lettre : Gainsbourg, Alain Chamfort orthographe
- Le facteur : Georges Moustaki
- Le jeune facteur est mort
Il n’avait que dix-sept ans
Tout est fini pour lui maintenant
L’amour ne peut plus voyager
Il a perdu son messagerC’est lui qui venait chaque jour
Les bras chargés de tous mes mots d’amour
C’est lui qui portait dans ses mains
La fleur d’amour cueillie dans ton jardin
- Les jolies colonies de vacances : Pierre Perret
Les jolies colonies de vacances
Merci maman, merci papa
Tous les ans, je voudrais que ça recommence
You kaïdi aïdi aïda
Je vous écris une petite bafouille
Pour pas que vous vous fassiez de mouron
Ici, on est aux petits oignons
J’ai que huit ans, mais je me débrouille
Barbara Madame
Je reçois, à l’instant où je rentre chez moi
Votre missive bleue, Madame
Vingt fois je la relis, et mes yeux n’y croient pas
Pourtant, c’est écrit là, Madame
Et de votre douleur, je me sens pénétrée
Mais je ne pourrais rien, Madame
Vous savez, aujourd’hui, que de l’avoir perdu
C’est lourd à supporter, Madame
La chanson de Paul : Serge Reggiani
Heureusement, je ne suis jamais ivre.
Dors… Cette nuit, je vais écrire mon livre.
Il est temps, depuis l’temps.
C’est mon roman, c’est mon histoire!
Il y a des choses qu’on n’écrit
Que lorsqu’il est très tard,
Que lorsqu’il fait bien nuit…
Dors, je t’aime.
Dors dans ma vie…
La Dame Brune par Barbara
Pierrot m’avait prêté sa plume ce matin-là.
A ma guitare de fortune j’ai pris le la.
Je me suis pris pour un poète en écrivant
Les mots qui passaient par ma tête comme le vent.
Pierrot t’avait prêté sa plume cette nuit-là.
A ta guitare de fortune, tu pris le la,
Et je t’ai pris pour un poète en écoutant
Les mots qui passaient par ta tête comme le vent.
J’aime ça :
J’aime chargement…