Mon apprentissage

Mon apprentissage.

Jean Michel Ribes est un homme de théâtre et de cinéma. Dans son film « Musée haut, musée bas » il s’amuse à croquer les visiteurs des musée. leurs tics, leurs comportement leurs mots. C’est un film à sketches avec ses hauts et ses bas, comme toujours dans ce genre. Lors d’une séquence, au détour d’une conversation,  un visiteur au langage  fleuri, indique qu’il est venu voir qu’une chose:  les Impressionnistes. Et de justifier cela,  par le fait que comme lui, ils sont français !

ll semble pourtant bien difficile de pouvoir accoler  des étiquettes de nationalité, sur des oeuvres d’art. Le brassage des cultures est l’essence même de la création.

Les impressionnistes, comme Claude Monet, ont fortement été inspiré par une mode arrivé à la fin du XIXe siècle, le japonisme,  correspondant à l’ouverture de ce pays sur l’extérieur.

Les premières  concrétisation vont se faire à travers la représentation  d’objets exotiques sur la toile: paravent (Whistler Le paravent doré), estampe sur un mur( Manet portait de Zola) ou kimono (Pierre Bonnard).

La seconde étape consistera pour les artistes européens à s’inspirer de la technique  des artistes japonais :  grands aplats de couleur, absence d’ombre,  couleurs vives, cadrage audacieux.

Le japonisme  influencera aussi  les artistes de l’école de Pont Aven ,  dont Gauguin puis les Nabis, Sérusier, Filiger et tant d’autres. Du japonisme découlera des technique de construction, dont le cloisonnisme, cette technique consistant à cerner d’un trait noir les contours des objets, des personnages.

Sans l’arrivée des estampes japonaises, l’impressionnisme  aurait connu un développement bien différent. C’est ainsi.

Dans mon approche de la collection de miniature, c’est aussi du Japon que m’est venu l’ouverture. Pourtant, de culture française, il aurait tout naturel que ce soit Jacques Greilsamer et sa revue Modelisme et surtout son livre, formidable, publié en 1967 avec Bertrand Azéma  qui soit mes références. Il se trouve que lorsque nous avons commencé de manière sérieuse , en 1977, est apparu un, puis un second petits livres venant du Japon. Pas de texte, des photos. le premier en langue anglaise, possède un classement que je qualifierai de type occidental. Monsieur  Nakajima reprends ainsi un classement par pays tout d’abord, puis à l’intérieur par marque; C’est celui de Jacques Greilsamer dans  son livre. Le second m’a beaucoup intrigué, puis inspiré. Il est en japonais. Il se lit de gauche à droite. Ou plutôt dans mon cas, il se regarde de gauche à droite. Ce fut là l’entrée dans cet univers  qui m’a fasciné.

Voici une rapide description d’un des livres de monsieur Nakajima. Je passerai sur les …premières pages en japonais. J’aurai apprécié pouvoir traduire. Il semble que ce dernier, à la vue des photos  qui illustrent ces propos expliquent l’histoire et sa façon d’aborder la collection, au niveau des variantes.

Ensuite, ce ne sont que des pages photos, couleurs et noir blanc. Dans ces années là, milieu des années  70, le noir et blanc est encore très présent. page  et..cela ressemble à Modelisme. Des miniatures Dinky Toys, Tootsietoys, Marklin (Horch !) . Autos des années trente au 1/43. Les deux  page suivantes sont consacrés à la même période de production automobile mais de fabrication artisanal: kits en résine et white metal. les deux suivantes sont consacrés aux motos en tôle toute échelle confondue. Puis les suivantes à des modèles en tôle de fabrication japonaise. Ensuite 14 pages consacrés uniquement aux Volkswagen 1200. Elles sont classés par fabricant. Des pages couleurs et noir blanc se suivent. Là, on comprend très bien que le collectionneur s’intéresse aux variantes de décoration, de couleur, de détails. C’est totalement inédit. Jamais une revue européenne  à la même époque a traité un modèle ainsi.

Je continue. ……

En 2020, cela n’a rien d’extraordinaire. mais au milieu des années soixante dix c’est inédit, totalement novateur. Révolutionnaire. Il se trouve que nous avons découvert ces livres au moment même où nous commencions. C’est une chance. Ils ont  orienter notre vision de la collection dés le départ. Voir une trentaine de déclinaison de Volkswagen Kombi Tekno, tous plus beaux les uns que les autres alors que  pour les collectionneurs de l’époque en avoir un suffisait, voir les miniatures Siku en plastique, toutes plus intrigantes les unes que les autres alors qu’à longueur d page jacques Greilsamer expliquait que n’était que des jouets pour les enfants. Voir les cast iron américain bénéficiant de 4 pages couleurs me firent comprendre que ces jouets avait une importance pour monsieur Nakajima.

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la différence  est la curiosité, l’ouverture, on cherche à tout montré éclectisme..pas sectarisme comme Greilsamer …plastique, Norev Siku…cast iron…et aussi toutes les échelles 1/87 au 1/10 !

j’ai déjà évoqué les motivations, et aussi l’ approche de mon père  du monde de la collection de miniatures   (voir le blog consacré  à ce sujet) je dois désormais parler du mien et de mon apprentissage.

livre japonais..;culture japon