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Elles sont à construire. Elles sont moulées en « métal blanc ». L’amateur doit les assembler, avec une colle spéciale, la cyanolite, puis les peindre.
Les John Day reprennent le principe des très populaires maquettes plastiques apparues dans les années cinquante, qui reproduisaient des autos à des échelles allant du 1/32 au 1/12 avec luxe de détails. L’idée est donc de proposer au 1/43, en métal , des miniatures très détaillés à construire réservés aux collectionneurs, reproduisant les autos de course ayant marqué l’histoire et qui ont été oublié des fabricants industriels. La tache est immense.
Du rêve à la réalité.
La réalité sera moins idyllique que ne laissait prévoir l’article de Christian Moity d’Avril 1971(voir le blog précédent). On y a apprends que bientôt , au prix de 25Frs seront disponible les reines de l’histoire de la compétition automobile. Rien que cela. L’auteur présente les deux premières références. La Mercedes vainqueur du Grand Prix de l’ACF 1914 et la Ferrari 375MM plus vainqueur de l’édition 1954 des 24 heures du Mans 1954 (voir le numéro 4 de Pipelette).
Il va y avoir une certaine désillusion d’une part des amateurs. Ceux qui croyaient que ces kits au 1/43, produit par des artisans allaient être aussi facile à assembler que les maquettes en plastique industrielles vont tomber de haut. Elles sont très difficile à monter. La fonderie est approximative. L’ébavurage demande du doigté, de l’expérience. Je ne perle même pas de la mise en peinture ni de la qualité assez médiocre des premières décalcomanies. ces modèles sont vendus au prix de 25Frs. Il est fort intéressant de faire un petite parallèle avec les prix des autres productions à l’époque.
voir prix marchande dtf et modelisme…pret à porter RD !!!! de la Haute couture aux prête à portes !
Notons que Jacques Greilsamer, en grand professionel avait bien compris le soucis. Il fallait pouvoir proposer des modèles en petite série mais tout monté
Sans vouloir diminuer le mérite de Christian Moity, il y a avait derrière ces deux annonces une même personne, un vrai professionnel, comme ont en rencontre rarement, j’ai nommé Jacques greilsamer. les Buby seront importé par ce passionné qui prendra tous les risques pour en faire venir, comme il avait fait venir des Cherryca Phenix et bien d’autres. (voir l’article sur les Buby).
Ces véhicules étaient uniquement destinés aux collectionneurs « bricoleurs ». Il fallait déjà un petit talent de bricoleur pour les préparer, les peindre puis les assembler. Nous avons connu le tout début de l’essor des modèles en white metal, puis en résine destinés à combler les trous laissaient vacant par les industriels. Une fois les modèles historiques tels que la première vainqueur d’Indianapolis ou le vainqueur du Grand Prix de l’ACF 1914 reproduites, les artisans se sont lancés dans les modèles mythiques des années soixante. AMR fut une des références, si ce n’est la référence pendant de nombreuses années avant que l’industrie du kit périclite. Chacun ayant 200 à 300 kits d’avance…J’en ai entendu des « on les montera à la retraite… »
En cela, nous étions dans la mouvance que décrivit si bien Etienne Moity , dans les colonnes du journal « L’Automobile ». Ce dernier consacrait, tous les mois plusieurs pages au modélisme automobile. C’est dire combien pointait un mouvement, celui des collectionneurs que même Solido aura du mal à quantifier l’importance. Monsieur de Vazeilles négligera ce courant qui aurait pu surement faire rebondir la firme d’Oulins au milieu de ce passage à gué que tous les constructeurs de miniature au début des années soixante dix traversèrent. Solido le fera à la fin des années soixante dix, mais cela aurait dû être fait plus tôt. D’ailleurs dans le numéro d’Avril 1971, Etienne Moity consacre une page à la transformation d’une banale Porsche 914 de série de chez Solido en la vainqueur , dans sa catégorie des 24 heures du Mans 1970…Solido reprendra en série, à son compte cette idée un peu plus tard, mais elle aurait pu , très facilement le multiplier et satisfaire une nouvelle catégorie d’acheteur: les collectionneurs, notamment de voitures de course qui ne voulaient plus se contenter d’une seule version, mais au contraire trouver du plaisir à décliner toutes les versions existantes. Nous fîmes partis de ces amateurs qui se plongèrent dans le bricolage de Solido et autres miniatures afin de rendre ces autos le plus réaliste possible, n’hésitant pas à user du sintofer, de la lime et de l’Aérographe.
Nous allèrent également sur le circuits pour prendre en photo, sous les moindres détails ces autos de course qui nous fascinaient. Dijon, Le mans, Spa, Zolder pour le championnat d’Allemagne des groupe 5 nous devinrent familiers.
Ces véhicules étaient uniquement destinés aux collectionneurs « bricoleurs ». Il fallait déjà un petit talent de bricoleur pour les préparer, les peindre puis les assembler. Nous avons connu le tout début de l’essor des modèles en white metal, puis en résine destinés à combler les trous laissaient vacant par les industriels. Une fois les modèles historiques tels que la première vainqueur d’Indianapolis ou le vainqueur du Grand Prix de l’ACF 1914 reproduites, les artisans se sont lancés dans les modèles mythiques des années soixante. AMR fut une des références, si ce n’est la référence pendant de nombreuses années avant que l’industrie du kit périclite. Chacun ayant 200 à 300 kits d’avance…J’en ai entendu des « on les montera à la retraite… »
Christian Moity titré en 1971 « faisons un rêve » en présentant les John Day. Le baron ……..président de l’auto
, très vite une autre branche c’est installé. Celles des modèles artisanaux vendues tout monter en série limité. Une vraie course s’organisait pour être de celui qui en aurait une dans la série des 100 produite. Il fallait jouer des coudes.
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