Rendez vous à la gare de Lyon

Rendez vous à la gare de Lyon

Comme dans la chanson de Barbara, j’ai rendez vous à la gare de Lyon.
Mais, contrairement à l’artiste, qui  dans sa chanson « Gare de Lyon »,   décrit une ville sous la pluie et le brouillard, il fait  déjà très chaud en ce début de matinée de ce mois de Juillet. J’ai rendez vous avec monsieur Olivier Vergne qui vient sur la capital, livré ses clients suite à la dernier vente aux enchères de l’étude Champion-Kussel où il officit en tant qu’expert. C’est en parlant « DU » modèle qui a été la vedette de cette vente et de son origine que m’est venu l’idée  de faire ce texte. Je veux parlé de la Citroën 2cv camionnette « Philips » de  chez Dinky Toys.

Pour tout dire, nos avis divergent au sujet de ce modèle. J’ai pensé  que montrer le cheminement intellectuel   d’un collectionneur devant un modèle hors du commun pouvait être un sujet intéressant  . Quelles réflexions, quelles questions  doit on se poser pour mieux appréhender l’authenticité d’un modèle ?   Quel est son intérêt historique ou technique ? A mes yeux, le collectionneur devrait se poser  ces question afin de répondre à « LA » question:  ce modèle est il ou non  digne d’intérêt, et donc suis je intéressé à l’acquérir.  En  clair, ai je envi de le mettre dans ma vitrine.  Il faut ici admettre qu’il n’y pas une vérité. Chacun , en fonction de l’importance qu’il accorde  à tel ou tels autre élément de la réflexion pourra  donc avoir un avis différent.

Pour être direct, je vais évoqué ici les raisons qui m’ont poussé, il y a vingt ans à décliner l’achat d’une miniature similaire. Je précise similaire, car j’ai longtemps cru qu’il n’y avait qu’un exemplaire survivant de ce modèle, jusqu’u moment où cette salle des vente a proposer aux feux des enchères un second modèle. C’est d’ailleurs à ce sujet que nos avis ont fortement divergé , monsieur Vergne et moi,  ce dernier voulant me faire croire qu’il s’agissait du même modèle. Je peux facilement prouver que le modèle qui est en photo dans l’ouvrage de  ???? est celle qu’a récupéré Jean Bernard  Sarthe que l’autre devait être un faux.

Je vais donc livré mon analyse au sujet de « cette  » miniature qui a fait polémique, la Citroën 2cv camionnette « Phillips » mise en vente à l’hôtel des ventes de Nîmes.

Qu’avons nous? Une camionnette peinte de couleur  jaune. La partie tôlée est elle, finit de couleur argent. Les jantes, de type concave sont peintes ou plutôt repeinte de couleur rouge. En effet, sur les photos qui étaient  disponibles sur le site de cette vente, une photo prise du châssis montré très nettement un manque de peinture   sur la jante arrière . Une partie jaune est bien visible. Sur la jante avant, on distingue nettement des traces  brunâtres, comme celles  qui apparaissent  lorsque la peinture ne recouvre pas bien la celle que l’on veut couvrir. A ce moment, je dois signaler, que monsieur Vergne, malgré mes deux demandes a refusé  à me fournir et donc a publié les photos de ce modèle. Dommage pour  nous tous. Le modèle est décoré avec les décalcomanies empruntés au Citroën 1200Kgs rallongé et habillé d’une carrosserie  spéciale.  Ils ont été scindé en deux parties. Le blason se retrouvant sur les portes et le texte « C’est plus sûr » sur la partie tôlé; Le camion  d’exposition est sortit en 1964. La 2cv est donc contemporaine de ce camion.

La couleur jaune de la camionnette fait penser immanquablement aux versions postal ou secours routier néerlandais »Wegenwacht ». Aux vu des jantes repeintes  et des traces de peinture jaune apparaissant, il est semble évident que c’est bien une 2cv postale qui a servi de basse. Monsieur Vergne semblait d’accord avec moi sur le fait que la peinture argent a été appliqué au pinceau. La photo prise du châssis montre une délimitation qui semble bien être celle d’un modèle ayant subi une finition main. Ce qui arrivé au bureau d’étude.

En fait le modèle que l’on connait depuis le premier livre publié par Jean Michel Roulet avait eu une histoire qui semble limpide. jean Michel Roulet l’aurait récupéré à l’usine. Il l’a cédé au binôme Jean Bernard Sarthe/jean Vital Remy , qui l’on acquiert, avec bien d’autres modèles en commun. A la disparition de ce dernier, le modèle est fort logiquement venu chez jean Bernard Sarthe. Ce dernier me l’a un jour proposé. N’y trouvant pas d’intérêts, j’ai décliné son offre, et ce dernier l’a mise en vente. C’est un amateur toulousain qui l’a récupéré. Ce dernier m’en a reparlé, pas plus tard qu’en début d’année. Il souhaitait la remettre en vente prochainement. N’étant pas plus intéresse qu’il y a quinze  ans par ce modèle, j’ai de nouveau décliné l’offre. Ainsi, lorsque j’ai appris que le modèle était en vente ce mois de Juillet 2018, je ne fus pas surpris. Mais la surprise vint qu’en fait il s’agissait d’une seconde ! cette dernière venait de Robert Goirand. C’est sur l’origine de la provenance que nos avis ont différés, monsieur Vergne remettant en cause celle qui est à Toulouse, qui est pourtant, ne lui en déplaise celle qui était à monsieur Roulet.

Là, où je voulais en venir, c’est que tout l’intérêt ce modèle repose sur la personnalité de son propriétaire. C’est sa traçabilité qui authentifie le modèle. car, ce modèle est , je pense assez facile à dupliquer. Finition à la main, les décalcomanies sont , j’en reste persuadé récupérable sur une camion. Bref, cette auto, fort esthétique, c’est bien d’ailleurs là le problème déchaine les passions.