Minialuxe auto-école

Permis de conduire, made in France – 2

L’occasion est trop belle et je ne vais pas la manquer de vous présenter des « auto- écoles » made in France. Nous sommes de piètres conducteurs et pourtant les fabricants de miniatures français ont dès notre plus jeune âge essayé de nous apprendre le code de la route et les bonnes manières au volant.

Dinky Toys vit dans la sécurité routière un bon levier pour développer ses ventes. L’idée était excellente d’offrir un panneau de signalisation avec ses miniatures, ainsi qu’une explication, un dépliant et même une assez rare carte servant à placer les panneaux pour mieux les identifier. Une auto-école fut programmée sans suite (voir le modèle Simca P60).

Clé proposa une série d’auto-écoles. Il est très difficile de lister ces modèles. Peu d’entre-eux furent produits. Par ailleurs, le panneau sur le pavillon de l’auto était surdimensionné ce qui le rendait très fragile. Beaucoup ont dû le perdre en route, peut être pour ne pas avoir respecté les panneaux indiquant la hauteur maximale sous un tunnel ! Je connais cette Simca 1000 et une Simca P60.

Solido Peugeot auto-école
Solido Peugeot auto-école

Norev proposera aussi ses versions auto-écoles. Elles ne connaitront pas un grand succès, à l’instar de la Peugeot 104 « auto-école de la mairie » de chez Solido.

Le fabricant le plus prolifique de modèle auto-école fut Minialuxe. Ce dernier avait créé une gamme d’auto-écoles dans son catalogue.

Ce produit était proposé au même titre que la gamme police ou Allo Taxi. Ainsi, il est presque certain que toutes les autos de la gamme du milieu des années 60 ont existé en version auto-école. Même si le panneau de pavillon est moins grand que celui de Clé, il est également très fragile. La déclinaison de la gamme disponible en version auto-école était une technique commerciale efficace pour écouler le matériel auprès des revendeurs. Le succès de Minialuxe était moindre que celui de Norev, et la marque devait utiliser toutes les ficelles pour écouler ses produits. Les coffrets, nombreux, variés, parfois originaux, ont trouvé leur clientèle.

Pour conclure, il me semble bien que l’éducation routière doit se faire dès le plus jeune âge, dès l’école primaire. Ces miniatures et ces panneaux étaient de bons moyens pour découvrir le monde de la route. J’ai récemment acquis un manuel scolaire qui base son enseignement sur l’éducation routière. Le code de la route est ainsi prétexte à des problèmes mathématiques, des rédactions de français et des dictées. Je vous livre un petit problème : « Pour aller du Havre à Rouen un conducteur prudent met habituellement 1h 30mn. Sachant que la distance à parcourir est de 90 km, quelle est sa vitesse horaire ? Un autre automobiliste, imprudent sans doute veut faire ce parcours à 75 km à l’heure de moyenne. Combien gagnera-t’-il de minutes sur le précédent conducteur s’ils partent à la même heure ? Ce résultat est-il intéressant ? » Comme vous pouvez le constater, après le calcul il y a l’analyse du résultat sous l’angle de la sécurité. Solution la semaine prochaine. La réponse selon laquelle « il vaut mieux prendre le train car c’est moins dangereux et plus rapide » est éliminatoire.