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Camion jaune

Camion jaune

Dernièrement, lors d’une manifestation aux Pays- Bas, mon ami Jakob, marchand danois, a mis en vente de belles publicités d’époque sur support cartonné, façon carte postale, éditées par Scania au milieu des années cinquante. Elles mettent en scène les mythiques camions Scania 75 et leurs dérivés, en action. Sur chacune des trois cartes, ce sont les hommes au travail qui sont mis en avant.

Je n’ai pu m’empêcher d’acquérir ces publicités d’époque. Ces mises en scène dynamiques sont des plus réalistes et reflètent bien cette période. Cela ne vous a pas échappé, elles font immanquablement penser aux modèles reproduits par Tekno.

Que ce soit le Scania 75-76 Tekno, équipé en plateau ridelles ou en version benne de chantier, ces versions là, personne n’en voulait il y a encore 15 ans. Les collectionneurs danois ou suédois n’avaient d’yeux que pour les versions ridelles bâchées avec publicité ou les semi-remorques citerne.

Je me souviens que l’on me regardait étrangement quand je vérifiais sur mes fiches si j’avais ou non une variation de couleur car ces variantes n’étaient pas faciles à mémoriser. La faute en revient à la conception même des modèles. Prenons le Scania 75. Le châssis/cabine est composé de trois parties injectées et donc peintes séparément, autorisant autant de combinaison de couleur. C’est d’ailleurs par ce biais que j’ai compris comment fonctionnait la firme Tekno. Après des dizaines d’années d’expérience, j’en conclus que l’on ne pourra jamais lister toutes les combinaisons. Certaines sont classiques et reviennent régulièrement. Mais on s’aperçoit qu’aux moments de transition, Tekno n’hésitait pas à panacher joyeusement les restes. (voir le blog consacré à ce sujet avec le Volkswagen Kombi).

Observez le camion qui possède une cabine verte unie. La cabine verte provient d’une série réalisée pour le pétrolier Ora. Vraisemblablement les cabines ont été réalisées en un nombre supérieure à celui des citernes. Déjà peintes, Tekno les a utilisées pour réaliser une version ridelles. Combien de modèles ont été ainsi réalisés ? sûrement très peu, car il s’agit simplement d’utiliser le surplus. Il en est de même pour les ridelles. Elles peuvent être lisses ou striées. Elles proviennent souvent de versions publicitaires produites en trop grand nombre, Tekno voyait là une façon de liquider son stock de pièces déjà peintes.

Les modèles issus de panachages ont souvent été vus à l’export. Là, on se doute que le fabricant danois avait plus de liberté. Sur les marchés scandinaves, une certaine rigueur était de mise. Mais pour les marchés italien, belge ou américain, oubliée la rigueur scandinave ! Mes plus beaux exemples proviennent de ces marchés.

Voici une sélection de Scania de type 75-76 en version ridelles. Si la version orange est la version classique, toutes les autres ne sont pas aisées à se procurer. Il en est certaines comme celle de couleur vert-foncé ou celle de couleur beige, que je n’ai jamais revues. La version avec l’autocollant «Nordisk Diesel » sur le capot est une version promotionnelle.

Comme on peut le vérifier sur la carte publicitaire, la version benne de chantier est des plus réalistes. La version équipée avec la benne de couleur argent est la version du commerce. Celles toute orange ou toute jaune ont été réalisées à usage promotionnel pour Scania Suède. Rares versions !

Comme j’étais dans les modèles promotionnels, je n’ai pu m’empêcher de mettre un autre Scania de couleur jaune, totalement méconnu, également réalisé pour Scania Suède.

Ìl s’agit d’un tracteur semi-remorque porte-autos. On avait déjà découvert un coffret réalisé pour Scania (voir l’article consacré au Scania semi remorque porte autos). Voici désormais une autre version très rare, réalisée dans la même veine que la version benne.

C’est mon ami Lennart qui me l’a échangé. C’est une pièce superbe.

Avec Tekno, il y aura sans doute d’autres surprises à découvrir. Cependant, désormais, un grand nombre de faux circule. La prudence s’impose avant l’achat.

Monsieur Linet de la boutique Camion Jaune Paris
Monsieur Linet de la boutique Camion Jaune Paris

Enfin, le titre de ce blog ne vous a pas échappé. « Camion Jaune ». C’est un clin d’oeil à M. François Linet, qui vient d’ ouvrir un site de vente en ligne dédié aux camions. A compter de la mi-mai , ce désormais confrère se lance dans l’aventure. Bonne route à lui et bienvenue dans le monde des vrais professionnels. https://camionjauneparis.com

 

 

Toute une vie de combat.

Toute une vie de combat.

Ils sont là, impeccablement alignés, comme à la parade. Pas un capot ne dépasse.En regardant avec mon père ces camions citernes alignés les uns à côté des autres dans la vitrine, nous nous remémorons combien il a été difficile de les rassembler. C’est près de 40 ans de recherches Toute une vie, ou presque…

Chaque camion a une histoire. Je repense à l’espoir que je plaçais  dans les lettres contenant ma liste de recherche qu’avant chaque voyage j’envoyais systématiquement à mes contacts scandinaves.

Le moment le plus agréable, c’est celui où je pouvais rayer sur cette liste le modèle enfin déniché. Il a fallu beaucoup d’efforts et de patience pour les réunir. Cela m’a permis d’appréhender la rareté de chacun d’eux, à la mesure de la difficulté que j’avais eu à me les procurer, et au nombre d’exemplaires que j’avais ou non revus. C’est ce qui forme « l’expérience ».

Le vocabulaire employé pour qualifier cette quête peut se comparer à celui des militaires. Il y a eu des duels, des batailles et des conquêtes. Il a fallu des heures de repérage, de la stratégie et des alliances opportunes.

Peut-on dire pour autant que durant quarante ans ma vie a ressemblé à celle d’un militaire ? Certes non, mon objectif bien pacifique ne visait qu’à ramener dans notre vitrine, les précieuses petites citernes. Il est agréable aujourd’hui de se rappeler les batailles gagnées mais aussi les batailles perdues qui ont sû renforcer notre combativité.

Pour faire suite aux articles consacrés aux autres Scania-Vabis produits par Tekno, voici, dans un premier temps, un article consacré aux versions avec semi-remorque citerne et cabine 75-76.

(voir l’article consacré aux premières versions du Scania-Vabis semi remorque frigo)

(voir l’article consacré aux versions  Scania-Vabis semi remorque frigo)

(Voir l’article consacré  aux versions Scania-Vabis porteur bâché) (voir l’article consacré aux versions  Scania-Vabis porte autos).

Si l’obtention des versions « Esso », »Gulf » et « Scania-Vabis » (orange et kaki) ne pose pas de difficulté particulière, autant dire qu’il en est pas de même pour toutes les autres !

On peut scinder en deux groupes les autres versions publicitaire avec tracteur Scania-Vabis 75-76 : dans le premier groupe, les modèles réservés à un marché particulier et dans le second groupe les modèles promotionnels.

Commençons par les versions qui étaient destinées à un pays particulier, celui où le pétrolier était implanté. Elles ont notamment été distribuées dans les stations service de ces compagnies pétrolières. Les boîtes réalisées aux couleurs de chaque société semblent l’attester. Citons pour la Suède « Koppartrans et Uno X », pour les Pays Bas « Orion », pour le Danemark « Ora », pour les USA « Mobil », Caltex/ Aviation fuel et enfin pour la Finlande « OY Hercofinn ».

 

Toutes ces versions sont difficiles à se procurer, en particulier la finlandaise. Lorsque l’exemplaire connu qui avait servi au référencement du livre sur les Tekno était mis en vente, il ne fallait pas le laisser passer ! les deux versions américaines m’ont aussi donné pas mal de fil à retordre.

Le second groupe est constitué des véhicules qui ont été réalisés pour la marque Scania-Vabis et qui ont été diffusés comme cadeaux dans son réseau de concessions. Ils se reconnaissent aux harmonies de couleurs rouge et blanc et aux deux tons de bleu qui les habillent. Il est intéressant de constater que ces couleurs seront conservées sur la deuxième variante, le Scania 110, qui suivra le 75-76.

J’ai trouvé des exemplaires de ces variantes à marquage « Scania-Vabis » en France. En effet, ces camions ont été diffusés dans notre pays dès l’ouverture du marché commun.

Le tracteur 75-76 ne reçoit jamais d’aménagement intérieur. La citerne est toujours équipée de trappes de citerne moulées en zamac. Comme les jantes, elles seront d’abord peintes de couleur argent, puis ensuite montées brutes.

 

Désormais le marché a bien changé. Si internet a facilité les contacts et les échanges, il a malheureusement permis de diffuser des faux. Les voyages permettent d’apprendre et de comprendre l’histoire de la fabrication des modèles. Lors des manifestations, les faussaires ne se seraient pas risqués à mettre sur la table des produits refaits : ils auraient été bien vite démasqués par les collectionneurs. Internet a ouvert la voie à leur coupable commerce.

Tout dernièrement, visitant une collection en Italie, j’ai demandé l’autorisation au collectionneur de prendre en main un Tekno dans sa vitrine. Il me semblait étonnant qu’un tel modèle puisse atterrir dans une vitrine en Italie. Certes cela peut arriver je vous rassure. Mais mon doute était justifié. J’ai expliqué à la personne les raisons pour lesquelles son Tekno n’était qu’une reproduction. Il l’avait acquis sur Ebay. Le travail était soigné mais avec un peu de « métier » il était facile de repérer l’imposture.

 

D’autres versions promotionnelles ont surement existé. Prochainement, la suite des l’histoire des citernes mais avec pour tracteur  le modèle qui a remplacé le 75/76 , le Scania 110.

Échange au long cours

Échange au long cours

Il y a longtemps (blog numéro 213 Tekno / Scania Vabis), je vous avais présenté mes amis Gunnar et Lennart. Outre leur nationalité, ils ont comme point commun avec M. Odvik que je vous ai présenté dans le blog de la semaine dernière la passion pour les miniatures de qualité. Ils savent apprécier les belles pièces et faire partager leurs découvertes.

Tekno Auto-Transport
Tekno Auto-Transport

Lennart collectionne principalement Dinky Toys et Tekno. A l’intérieur de ces firmes, certains modèles ont sa préférence : les américaines, les allemandes, et bien sûr les autos françaises, particulièrement celles des marques Peugeot et Citroën.

Il possède une qualité peu fréquente chez les collectionneurs : il peut sacrifier un modèle qui lui tient à cœur pour un autre qui le fait encore davantage rêver. Pour cela il faut avoir une certaine ouverture d’esprit. Il faut savoir s’attacher uniquement au plaisir de l’objet acquis qui doit remplacer avantageusement celui qui part, oublier les considérations financières. Il ne faut voir que l’opportunité de faire rentrer dans ses vitrines une pièce rare. J’aime beaucoup cette façon de procéder. Elle permet, de manière intelligente, de constituer une collection de bonne tenue, sans avoir forcément des moyens financiers importants.

Il y a quelque temps, Lennart m’a envoyé les clichés d’un coffret Tekno réalisé pour Scania Vabis en Suède. Tout le monde connaît la version porte-autos ayant pour tracteur le Volvo N88 Titan. Mais lorsque cette même remorque a pour tracteur un Scania, c’est un modèle rare. De plus, jusqu’à ce jour, personne n’avait connaissance d’un coffret cadeau produit par Tekno mettant en scène un camions et des autos. Certainement pour des raisons pratiques, Tekno a conservé pour la version du Scania la combinaison de couleurs du Volvo, vert et jaune.

Lors de la parution du premier ouvrage sur la firme Tekno au milieu des années quatre-vingt, ce Scania apparaît sur la couverture du livre, sans que l’on sache s’il s’agit ou non d’un prototype. Il faut dire que j’ai attendu 25 ans avant de pouvoir en acquérir un malgré mes nombreux voyages en Scandinavie. La découverte de ce coffret m’a enfin donné la clef de l’énigme. Lennart avait des informations sur cette version. Il s’agit en fait d’un modèle réalisé pour la firme Scania Vabis en Suède. Mais me direz-vous, pourquoi avoir inclus quatre Volkswagen dans le coffret ? Certes, il est évident que Scania n’allait pas équiper son porte-autos de quatre Volvo. Pourquoi ce choix ? Revenons juste après la guerre. A la reprise des activités économiques Scania a voulu diversifier sa production. A cette fin, en 1948, après trois ans de discussions, la firme suédoise a signé un contrat d’importation avec Volkswagen. Les premières autos arrivèrent par la route puis prirent le ferry jusqu’à Helsingborg. Là, des chauffeurs de chez Scania les amenaient, par la route jusqu’au siège, à Södertälje. Le trajet prenait 48 heures, de quoi roder les autos ! Dans les années cinquante (1953-1956) Volkswagen était numéro un en Suède pour la vente des autos et devançait Volvo. Puis Scania a commencé à progresser sur le marché du poids lourd, tant au niveau national qu’à l’exportation. Au même moment, les ventes de Volkswagen ont nettement fléchi. L’arrivée de la 1500 n’a pas eu d’effet sur la baisse des ventes. Petit à petit, Scania, très occupé par la production de ses camions, a délaissé les autos particulières. En 1969, Scania a cédé l’importation à une entité nouvelle, « Svenska Volkswagen », séparation qui débouchera sur la fusion « Saab Scania Les Volkswagen présentes dans le coffret ne sont donc pas dues au hasard : elles témoignent de l’union entre les deux firmes.
C’est donc une pièce assez exceptionnelle que Lennart a choisi de m’échanger contre le coffret Dinky Toys France qui a trouvé place chez lui

(voir le blog consacré aux versions Scania Vabis citernes)

Scania Vabis à la conquête de l’Europe

Scania Vabis à la conquête de l’Europe

Après vous avoir présenté les Scania Vabis semi remorques fourgons, je me devais de vous présenter les versions ridelles bâchées. (voir le blog consacré aux versions semi remorque tôle).Cette carrosserie ridelles, équipée d’une bâche s’harmonise bien avec la cabine du Scania Vabis.  Elle donne une allure solide au véhicule.

sortie de chaîne Scania Vabis
sortie de chaîne Scania Vabis

Contrairement à la version du Volvo N88 Titan qui recevra au cours de sa production un aménagement intérieur, les versions Scania Vabis 75 ou 76 n’en seront jamais équipées. Tekno préférera faire évoluer radicalement son modèle en créant une version avec une cabine profonde, un capot ouvrant, des suspensions et surtout, un empattement rallongé et un essieu double. Dénommé « 76 » à son lancement, il deviendra rapidement « 110 ».

Comme nous l’avons vu précédemment, la firme de Copenhague a cessé d’exporter ses modèles aux couleurs de transporteurs scandinaves (article et   166 et 167). Il en sera de même pour cette version bâchée. Très rapidement, la version « Firma transporten » ne sera plus disponible qu’en Scandinavie. Les versions « Scania Vabis » la remplaceront à l’exportation pour la promotion de la marque. Certaines combinaisons de couleurs sont très peu fréquentes.

À ce titre, la version « Europa tour 63 » est intéressante. Ce modèle a dû être distribué lors d’une campagne publicitaire pour la promotion de la marque. Nous étions au début du marché commun européen et les constructeurs de poids lourds ont très vite tiré parti de l’ouverture des frontières. Les Scandinaves Scania Vabis et Volvo ont développé des politiques agressives pour pouvoir conquérir de nouveaux marchés. Les constructeurs français et britanniques sont demeurés assez passifs avec pour corollaire la quasi-disparition de ces deux nations dans l’univers de la construction de poids lourds. Les Scandinaves ont su promouvoir une image flatteuse concernant la qualité de leurs produits.

Si Tekno a pu bénéficier d’une belle image en termes de qualité auprès du public, à l’instar des camions reproduits, cette image ne colle plus à la réalité.

La firme a longtemps réussi à rester à la fois sur le créneau du jouet et de l’objet publicitaire. Mais à l’aube des années soixante-dix, les enfants ont demandé des produits différents (les fameux axes aiguilles et roues assurant un roulement rapide). La société a alors été cédée à des repreneurs néerlandais qui ont très vite compris que pour survivre avec des produits dont le prix de revient était aussi élevé, il fallait conquérir le marché du véhicule promotionnel et celui des collectionneurs. J’ai bien dit collectionneurs, les véhicules n’étant plus des jouets destinés en premier lieu aux enfants. Les premières délocalisations en Asie, vont faire chuter les prix de revient. Il faut donc être admiratif des constructeurs Scania Vabis et Volvo qui ont su garder leur esprit d’origine, sans accepter de compromission sur la qualité. A l’échelle des miniatures, Tekno Danemark avait bien des points communs avec ces constructeurs, et pourtant la firme ne saura pas résister.

Nous avons, jusque dans les années 1990 continué à essayer de rassembler ces productions néerlandaises.

Tekno : le viking conquérant

Tekno : le viking conquérant

Cette semaine je vous emmène en Scandinavie. Enfant, familier de l’autoroute du Nord, j’étais déjà fasciné par les imposants camions nordiques : leur lointaine destination fièrement arborée sur les flancs des remorques me faisait rêver. C’était une invitation aux voyages. J’enviais les chauffeurs routiers qui bravaient tous les temps le long des rubans d’autoroutes. J’imaginais des périples semés d’embûches.

Tekno Scania
Tekno Scania

Aujourd’hui encore, lorsque je suis sur le point d’entreprendre une longue route, je ressens le même plaisir que le marin avant la traversée. Aussi, lorsque la passion de la collection m’a pris, les modèles Tekno ont toujours eu une place à part.

Fort logiquement, Tekno a inscrit les deux grandes firmes suédoises de poids lourds que sont Scania et Volvo à son catalogue.

La firme de Copenhague a conçu de nombreuses déclinaisons de carrosseries (bâchées, ridelles, citernes, fardiers, bennes de chantier) qu’elle a attelées indifféremment aux deux types de cabines.

Il me semble cependant que certaines combinaisons de carrosseries sont plus appropriées à un type de cabine qu’à l’autre. La cabine du camion Scania est au carré. Le capot moteur et les angles de la cabine semblent coupés à la serpe.

Le Volvo est lui tout en rondeurs. L’extrémité du capot moteur forme une courbe harmonieuse. Le haut des portes de la cabine est également galbé, imprimant au pavillon un doux arrondie.

Sous des aspects similaires, ces deux camions aux capots longs ont chacun une personnalité bien distincte.

La benne de chantier, avec sa casquette à angle droit habille mieux le Scania. De même, Le chargement de la remorque du fardier, tout en parallélépipèdes, convient parfaitement aux angles droits de la cabine de ce dernier. A l’inverse, avec son arrondi, la semi-remorque tôlée présentée ce jour semble plus harmonieuse avec le Volvo. Cette dernière est en tôle pliée.

C’est une technique que Tekno maîtrisait parfaitement pour avoir débuté son activité avec ce type de matériau. La forme de cette semi-remorque n’est pas familière chez nous. Il semble qu’il s’agisse d’une remorque frigorifique. Tekno a en fait réutilisé une remorque qui était destinée à être attelée au début des années cinquante à un tracteur d’entrepôt. Les deux éléments, le tracteur et la remorque, étaient vendus séparément. Un petit escabeau en tôle était fourni avec la remorque : il va sans dire qu’il est très souvent manquant.

Deux décorations avaient été choisies par Tekno, dont une avec un magnifique poisson. C’est l’indice qui me permet de penser qu’il s’agit d’une remorque frigorifique. Il faut également constater le grand décalage entre la modernité des cabines de ces camions du milieu des années cinquante et cette semi-remorque d’une dizaine d’années antérieure. Sous le charme des décorations on pardonne ce petit anachronisme.

Le premier Tekno que nous avons acquis fut le Cold O Matic. Je m’en souviens comme si cela était hier et j’avoue avoir ressenti de l’émotion en le sortant de la vitrine pour le photographier.

L’harmonie des teintes est très subtile. Avec l’autre version, « NC Kloster » se sont les deux piliers de la série. Tekno exportait beaucoup de sa production. Assez vite, il a compris qu’il y avait peu d’intérêt à livrer des « Cold O Matic » à des Américains ou des Italiens qui ne connaissaient ni cette société, ni les villes indiquées sur le camion. Des versions génériques ont ainsi vue le jour sur lesquelles on appliquait simplement le nom du fabricant de camions. Ainsi naquirent les versions « Scania » ou « Scania Vabis ». Une partie des modèles fut également utilisée à des fins publicitaires dans le réseau de concessionnaires. Il existe des combinaisons de couleurs bien plus rares que d’autres.

Nous verrons la semaine prochaine le cas de deux versions hors du commun. Les premiers modèles portent le logo « 75 » sur le plat du capot, remplacé plus tard par un « 76 », sans que l’on dénote de variation majeure. Cela correspond à l’évolution de la gamme du constructeur. Ils sont invariablement équipés de jantes à 10 écrous. Ces dernières sont toujours peintes (orange ou argent). Plus tard, sur la série estampillée « 76 » les jantes ne comporteront plus que 8 écrous. Elles sont invariablement en zamac brut.

(voir le blog consacré au  aux autres versions du Scania Vabis  semi remorque fourgon)