Archives de catégorie : souvenirs

les souvenirs de collectionneur de Vincent Espinasse

La Cadillac du peuple

La Cadillac du peuple

« Vous savez, avec l’amour on arrangerait bien des choses. Même dans les bureaux de vote. D’ailleurs faut pas voter. Chacun le sait. Les gens votent, c’est comme cela ; c’est la Cadillac du peuple. Alors on les fait monter de temps en temps dans la Cadillac. Ils en descendent vite. »

Les propos sont de Léo Ferré. Je les ai relevés dans une émission de France Musique qui rendait hommage au poète. J’ai été touché par ces mots que Ferré débitait sur un ton presque anodin, bien loin de la gravité du propos. Il part d’un constat, puis rebondit et va là où on ne l’attend vraiment pas. N’est-ce pas le rôle de l’artiste de provoquer, de questionner, de faire réfléchir?  Avec ces mots simples il nous interpelle sur un sujet qui nous concerne tous, la démocratie.
Ce qui m’a accroché c’est bien sûr la comparaison entre l’action d’aller voter et celle d’un voyage en automobile de luxe. Mais c’est aussi le fait d’avoir choisi une marque qui ne viendrait pas spontanément à l’esprit.

Comme symbole d’un voyage luxueux, on penserait plutôt à la marque anglaise Rolls-Royce. On sait qu’une rumeur circula dans les années soixante sur le fait que Léo Ferré possédait une Rolls Royce.

La rumeur avait sûrement été lancée dans le but de troubler dans l’opinion publique l’image d’un artiste engagé et dérangeant. Mais elle n’avait aucun fondement comme le confirme le biographe de l’artiste Robert Belleret.

C’est peut être pour cela qu’il a choisi dans sa démonstration la marque Cadillac et non Rolls-Royce, pour ne pas troubler davantage les esprits. Ceci n’est qu’une supposition car Léo Ferré n’était pas du genre à esquiver.

Personnellement, si je dois associer la représentation du suffrage universel à celle d’un voyage, c’est plutôt l’image d’Ulysse qui me vient à l’esprit, lorsque revenant de l’île des morts, il demande à ses compagnons de l’attacher au mât de son navire pour ne pas succomber aux chant des sirènes.

Afin d’illustrer ces propos, j’ai choisi des miniatures de la marque Mercury. En effet la firme de Turin a inscrit  de manière quasi  simultanée à son catalogue une Rolls-Royce et une Cadillac Eldorado cabriolet. L’occasion était trop belle.

Cette dernière est considérée par beaucoup comme la plus belle miniature jamais reproduite. Mon père a toujours eu une grande affection pour cette auto, qui nous a marqués à tout jamais.

Au début des années 80, il en acheta 18 exemplaires différents issus d’une même collection.  La personne les avaient  toutes acquises dans les années soixante en magasin, fait rarissime  à une époque où l’on se contentait d’un seul exemplaire. On imagine combien cette auto lui tenait à coeur.

 

C’est un superbe modèle, image du luxe à l’américaine, vendue sous la référence 28   dès 1956. Cette miniature n’aurait pas déplu à Léo Ferré, lui qui naquît à Monaco. Il dut en croiser plus d’une dans les rues de la Principauté.

Sera-t-elle fiable pour aller voter dimanche ? Une chose est sûre, d’une telle auto, on n’a pas envie de descendre.

Un écureuil dans votre moteur !

Les collectionneurs ont parfois des attirances qui peuvent paraître étranges. Pour ma part, je dois confesser une faiblesse pour les stations-services. Ainsi, lors de mes nombreux voyages à l’étranger, j’essaie toujours de privilégier les marques d’essence qui sont propres au pays où je me trouve et qui ont un rapport avec ma collection.

Esso
Esso

Aux USA, j’ai beaucoup de plaisir à faire le plein chez Phillips 66 ou chez Sunoco. Ces compagnies ont gardé un lien avec leur passé au niveau des logos et des couleurs.

Tel un touriste japonais devant la Joconde, je n’hésite pas à sortir mon appareil photo afin d’immortaliser ces stations, provocant un regard, au mieux interrogateur, au pire soupçonneux, du pompiste.

Si je lui demande de surcroît s’il n’a pas un petit sticker que je pourrais joindre à mes miniatures en vitrine, je sais que je le laisse pour la journée dans une grande perplexité ! J’aime surtout faire le plein dans des stations représentatives. Au milieu du mois d’octobre, je me suis rendu en Allemagne. Aral, l’enseigne locale, y est aussi connue que Total chez nous. Je m’interroge cependant sur un point. Certes, ces marques que je viens de citer dominent leur marché national, mais il y a des pétroliers que vous retrouvez aux quatre coins du monde : Esso, Shell, BP. Il est intéressant de voir comment ces firmes ont réussi à pénétrer la plupart des marchés, bien avant la mondialisation actuelle.

Prenons le cas d’Esso. Les collectionneurs français que vous êtes ont déjà remarqué que cette enseigne se retrouve sur un très grand nombre de jouets des années 50-60, notamment les garages Depreux, les boîtes Starlux et vos Dinky Toys. Bien avant l’apparition de « l’enfant prescripteur » ces firmes cherchaient déjà à conditionner les plus petits. Le logo avec le tigre fait partie de cette démarche.

Ainsi, sur le marché allemand, Esso fut aussi très actif, et c’est le sujet de notre rubrique. Gama fut un des partenaires de la firme américaine et ce durant de nombreuses années. Un des modèles les plus fameux est la reproduction au 1/30 environ de la bonne vieille BMW 1800. Sous des allures de berline familiale, un décalque sur la malle arrière conseille de mettre un tigre dans le moteur (dans la langue de Goethe, évidemment !).

Un ingénieux mécanisme permet à la malle arrière de pivoter et faire apparaitre le terrible félin en plastique qui ressemble en l’occurrence fortement à un gros chat… succès garanti auprès des enfants…

J’avoue que chaque fois que je rencontre ce jouet en Allemagne, je ne peux m’empêcher d’actionner le mécanisme, au prétexte de vérifier simplement, en tant qu’acheteur éventuel, le bon fonctionnement du modèle !

Gama prolongea jusque dans les années 80 son partenariat avec Esso. Siku partagea sa production entre la compagnie nationale Aral, et Esso. Le modèle de camion citerne Esso que je vous présente est particulier.

Il ne s’agit pas du modèle de série, qui est rouge, mais d’une version promotionnelle très peu fréquente et plus tardive. La cabine est dénommée Struver par Siku. Il s’agit d’une mécanique Man et d’une cabine Henschel. Ce modèle était uniquement disponible dans le réseau Esso comme l’autre modèle de la photo, issu de chez Riegel. La cabine est celle du Man. Le texte sur la boîte vante la capacité de la citerne. La reproduction de la miniature est au 1/60, comme les Siku. Pour le détail, observez le logo « Esso » gravé dans la calandre. Enfin, ce fabricant peu connu n’a pas hésité à donner la référence « 1003 » ce qui laisserait présumer une fabrication antérieure importante!

A voir le sourire du pompiste Esso sur la publicité présentée, on se plait à imaginer qu’il vient d’offrir à un bambin une petite reproduction miniature du semi-remorque, comme celle que je vous montre. Epoque bénie, où il y avait encore des pompistes …. En 2010, Esso a automatisé sa distribution, et de pompiste il n’y en plus…. comme de cadeaux d’ailleurs, et même, en ce mois d’octobre, d’essence !

Devant les files d’attente qui créent des bouchons à l’entrée des stations services, on pense avec un sourire nostalgique à Jacques Brel, « emmerdeur » splendide qui préfère tomber en panne d’essence plutôt que de faire le plein dans une station service qui ne distribue pas les cadeaux collectionnés par son neveu…..

L’incontournable événement de septembre 2016

L’incontournable événement de septembre 2016

 Un évènement exceptionnel a eu lieu le 8 septembre 2016 et il ne vous a certainement pas échappé. Les médias en ont conté le déroulement et le résultat. C’est en effet à cette date historique que s’est couru le prix « Auto Jaune Junior » sur l’hippodrome de Compiègne ! Je n’ai aucun lien avec le monde de la course hippique excepté le fait que pendant de nombreuses années un PMU jouxtait ma boutique. Il semblerait même que c’était un des PMU les plus importants de France.

Le prix « Auto Jaune Junior » était la 4 ème course de la réunion, une course de plat d’une distance de 1 400 mètres. C’est Pierre Bazire (tunique grise avec une croix de Saint-André rose) qui franchit en vainqueur la ligne d’arrivée sur sa jument irlandaise (Chiarush) entrainée à Chantilly par un Italien du nom d’Alessandro Botti.
Mon frère est dans le domaine de la communication. Il est dans ses attributions d’assurer l’animation de cet hippodrome. La collaboration dure depuis suffisamment longtemps pour qu’il ait trouvé intéressant de faire le buzz avec ce prix « Auto Jaune Junior ». Pour l’occasion, il avait fait installer un petit stand avec des miniatures.
Cela fait plus d’un an que le site a été lancé. Nous sommes désormais centrés sur la vente de miniatures de fabrication ancienne, avec un bon rapport qualité prix. Lorsque nous avons dû choisir le logo des cartes de visite, c’est bien évidement l’image d’une Citroën 2cv qui m’est venue à l’esprit.

Quelques années après son lancement, cette voiture est devenue le symbole de la voiture économique. En seconde, troisième ou quatrième main, elle a été pour de nombreux jeunes tout juste possesseurs du précieux sésame, la première auto, symbole de liberté et d’ouverture sur le monde. Désormais, c’est devenu un art de vivre.

J’ai choisi le modèle Dinky Toys qui, à mes yeux, est le chef d’œuvre de la série 24 et qui aura une vie bien longue. Même la sortie du modèle équipé du second capot, l’Azam 61, n’arrêtera pas sa production. Très attaché à cette auto, Dinky Toys trouvera les moyens d’offrir une troisième version, également fort réussie, avec la capote dépliée et le capot ouvrant. Ce modèle sera prolongé en fabrication espagnole. Cette 2 CV aura une importance telle dans l’histoire de Dinky Toys que la marque proposera même le dernier capot avec les phares de forme rectangulaire.

Le constat s’impose : si Dinky  Toys a toujours eu une 2cv à son catalogue, c’est bien que la demande était là.

La première mouture, apparue en 1952 est reconnaissable au premier coup d’œil. En effet elle est équipée d’un seul feu arrière, comme la vraie voiture. Le pavillon est lisse. La toute première série est reconnaissable au fait que Dinky Toys n’a pas trouvé judicieux de mater l’axe arrière: on peut donc enlever les roues arrière. Cette variante ne sera disponible qu’en couleur argent. Comme toutes les versions équipées d’un seul feu elle ne sera vendue qu’en boîte de six pièces. Très vite l’axe arrière recevra un matage.

Le modèle sera ensuite peint de couleur grise. Les amateurs de variantes noteront qu’il existe de nombreuses nuances de gris, aussi bien avec le pavillon lisse qu’avec le pavillon quadrillé. Mais les différences les plus frappantes concernent les couleurs de jantes. Celles de couleur mastic sont moins fréquentes. Il existe une version équipée de jantes de couleur argent, provenant sans doute du surplus des premiers modèles : chez Meccano on ne jetait rien. Ensuite, comme bon nombre de modèles de la série 24, les pavillons seront quadrillés afin de favoriser la diffusion du zamac lors de l’injection. On notera une variante gris clair très peu fréquente équipée d’un seul feu arrière. Cette variante annonce la version suivante équipée des 3 feux.
(voir le second  épisode consacré à la Citroën 2cv Dinky Toys)

Junior à Bobigny

Junior à Bobigny
« Je n’écris pas pour la foule, j’écris pour les gens cultivés » La phrase est de Beethoven. Nous sommes en 1806 et c’est la réplique qu’il adresse au Baron Von Braun lorsque ce dernier lui fait remarquer que la salle où l’on joue l’opéra « Fidelio » peine à se remplir. En fait, si la partie de la salle réservée à l’aristocratie est bien garnie, l’autre partie, celle qui accueille le peuple, demeure clairsemée. Le baron fait la comparaison avec Mozart qui, lui, avait connu un vrai succès populaire et avait su remplir les salles. Il remarque que si Mozart avait demandé un pourcentage du prix des places vendues pour assister à ses opéras, comme Beethoven qui fut le premier à recevoir ce genre de rétribution, il serait devenu riche !

 

Cette anecdote entendue dans l’excellente émission « Musicopolis » d’Anne-Charlotte Rémond sur France Musique m’a fait réfléchir.

Faut-il être élitiste? Faut-il plutôt chercher à rassembler le maximum d’amateurs ? Rapporté à mon univers de la collection et de la vente de miniatures, cela se traduit par la question suivante. Ne doit-on vendre que des modèles en parfait état, avec de belles boîtes ce qui entraîne de facto un prix certain et une clientèle ciblée, ou faut-il proposer l’éventail de produits le plus large possible pour toucher le maximum de collectionneurs ?

J’ai choisi cette seconde solution depuis le début de mon activité. C’est la seule qui me paraisse viable.
Aujourd’hui, je pense même que l’on peut faire un site dédié à des modèles dont le prix est accessible à presque toutes les bourses.

La crise économique est passée par là et le budget que le collectionneur consacre à sa passion s’est réduit. Voilà donc en quelques mots les raisons qui nous ont motivés, mon frère et moi, à ouvrir le site « Auto Jaune Junior ».

Dans le passé, au milieu des années soixante, afin de doper ses ventes de Dinky Toys, Meccano avait créé une gamme économique  à Bobigny dénommée « Junior ». Nous étions alors en période de forte croissance et l’idée d’élargir la clientèle en proposant des produits économiques ne fut pas couronnée de succès.

Cela peut s’expliquer par le fait qu’une marque renommée a toujours beaucoup de mal à se positionner sur un produit économique qu’on appellerait aujourd’hui « low cost », elle y perd un peu son âme. Il est sûrement plus facile de monter en gamme.

Cette gamme Dinky Toys  junior est désormais assez prisée des collectionneurs qui voient dans cette aventure éphémère le moyen de diversifier leurs étagères. En effet, ces modèles ont été proposés dans des teintes différentes des modèles de la série 500 dont ils étaient issus. Mais, et c’est là que réside le charme de la collection, les choses ne sont pas aussi simples. Par le passé, en achetant des collections auprès de gens ayant travaillé au bureau d’études Dinky Toys, notamment M. Malherbe, j’ai eu le plaisir de trouver des exceptions.

On peut penser que ces modèles ont été présentés à la direction, lors des fameuses réunions où étaient prises les grandes décisions, afin d’entériner la nouvelle gamme. Pour cela, le bureau d’étude s‘est servi des couleurs disponibles sur la chaîne et les ont assemblées avec des châssis Junior. Pour certaines versions, je connais plusieurs exemplaires. Il est également possible que Dinky Toys, devant fournir des commandes programmées et n’ayant pas le temps de faire repasser ces autos sur la chaine de peinture, se soit contenté de les assembler avec les couleurs de séries (Série 500 en l’occurrence). On ne saura jamais. Le fait est là, ce type de modèles existe. Ils sont dûment rivetés.

La bonne étoile de Bobigny – 2

D’autres éléments démontrent l’existence des hésitations de Meccano quant à la décision de produire la Mercedes 190sl. Elles ont notamment porté sur le choix du coloris. La consultation des catalogues est révélatrice.

Mercedes 190sl
Mercedes 190sl

La première édition du catalogue de 1958 présente une auto dans une livrée argent avec pavillon bleu-marine. Le dessin, sur la couverture fait apparaître un vitrage. Au dos de ce même catalogue sont reproduites quatre des treize nouveautés de l’année : Citroën 2cv pompier (sans sa décoration sur les portes), la Peugeot 403 familiale de couleur noire, le rouleau Richier et notre Mercedes 190sl.

Sur ce dessin, le vitrage n’apparaît plus et la numérotation est absente. Le catalogue mentionne comme caractéristique la longueur du modèle de 99 mm. Or, en prenant une règle, je me suis aperçu que l’auto ne mesurait que 97 mm. Dès lors, on peut se demander si la mesure n’a pas été prise sur le prototype en bois. L’édition italienne du catalogue de 1958 conserve la mise en scène de Jean Massé, mais nous présente au premier plan une Mercedes dont la teinte est plus soutenue.

La nouveauté figure en page 3, sous la forme d’un étrange dessin qui n’est certainement pas l’œuvre de Jean Massé car la voiture est plutôt difforme. Sa sortie est annoncée pour le second trimestre 1958. Un tampon additionnel indique même le prix, 645 Lires. A titre de comparaison une Peugeot 403 est à 500 Lires, une Plymouth Belvedere à 765 Lires et la Chrysler New Yorker à 890 Lires ! Dans l’additif français de 1958 (été 1958) elle figure toujours avec un pavillon bleu, mais la carrosserie semble être ivoire. Son matricule, 24 H, est mentionné. Dès l’édition de 1959, elle change de robe et se présente désormais en argent avec pavillon noir. La nouvelle numérotation apparaît également 24 H/526… mais sans vitres.

L’édition suivante de 1960, la propose numérotée 526 uniquement, le texte signale la présence de vitres, ce qui, au vu de la numérotation, est logique. Elle apparaît de couleur argent avec le pavillon noir. Il est curieux de constater que la combinaison la plus classique, ivoire avec pavillon noir, apparaît uniquement sur l’affichette de nouveauté, en compagnie de la Citroën 2cv pompier, en 1958.

Les tergiversations concernant le choix des teintes ont dû être nombreuses comme cela a souvent été le cas à Bobigny. Cela peut s’expliquer par le fait que la direction conservait la ou les teintes initiales le plus longtemps possible.

Nous avons pu récupérer plusieurs exemplaires établissant les tâtonnements de la direction.

  • Le premier a été acquis auprès de la famille Chaudey. La carrosserie est de couleur argent. Cela confirme que le choix de la teinte de la carrosserie s’orienta très vite sur cette couleur. Les catalogues le prouvent également. La variante porte donc sur la teinte du pavillon. Celle-ci est de couleur rouge. Un rapide comparatif avec la version de série au pavillon noir, montre que la nuance de la peinture argent est différente. Celle qui est avec le pavillon rouge est très claire, et la peinture ne comporte pas de paillettes. Le châssis en tôle est différent et je pense que le traitement en a été simplifié. Le rendu est un noir satiné. La variante la plus importante et la plus significative est la présence d’un pavillon totalement lisse, ce qui permet de penser que le moule n’était encore figé. Cela lui confère un intérêt plus important, car tous les modèles de série, à ma connaissance, recevront un pavillon quadrillé.
  • Le second exemplaire a une teinte très harmonieuse : c’est en quelque sorte la reprise de la teinte de la Simca Aronde Elysée, bleu avec le pavillon ivoire. Le modèle possède lui aussi un pavillon lisse. Il a appartenu à un grand collectionneur helvète. Un détail amusant résulte du fait que l’auto, conservée tel quelle, est équipée côté droit de pneus de couleur blanche et côté gauche de pneus de couleur noire ! La similitude avec celle qui arbore un pavillon rouge est évidente. La découpe de peinture du pavillon est identique, mais différente de la version définitive, au niveau de la gouttière de pavillon notamment.
  • Le troisième exemplaire est inédit. Il arbore une couleur inversée par rapport au modèle décrit précédemment. Le choix est également judicieux à mes yeux. La voiture est équipée de vitres. Le modèle étant entré en production, le moule a été figé et c’est une carrosserie de série qui a servi de base à cette couleur. Je crois me souvenir avoir déjà vu une autre teinte similaire et il n’est pas impossible qu’une petite série ait été réalisée.

Enfin, il est bon de noter que la version argent avec pavillon noir existe également sans vitres. Il s’agit des premiers modèles de la série qu’il n’est pas évident de se procurer.