Tous les articles par Isabelle et Vincent Espinasse

Par-delà l’Hudson

Par-delà l’Hudson

Il y a des autos miniatures qui évoquent immédiatement des souvenirs. Collectionneurs, nous avons tous notre jardin secret. Pour ma part, je range dans ces modèles l’Hudson Commodore, et plus particulièrement une couleur peu fréquente de cette dernière.

Si la passion pouvait se mesurer au nombre de kilomètres parcourus afin de ramener un objet convoité, je pense que cette aventure servirait de graduation maximum !

Revenons vingt ans en arrière. L’histoire commence par une simple lettre. Le timbre à l’effigie de la reine d’Angleterre collé dans le coin supérieur droit de l’enveloppe permettait d’en identifier immédiatement la provenance. La lettre était accompagnée d’une photographie en couleur qui lui conférait tout son intérêt. Il faut bien se dire qu’à l’époque, faire une photographie d’un modèle exigeait d’avoir un appareil à objectif macro. Mieux valait s’abstenir en l’absence de cet accessoire, car le résultat annihilait toute envie d’acquisition. Aujourd’hui, avec un téléphone portable, vous pouvez déjà obtenir un cliché très satisfaisant !

L’expéditeur, mon ami Simon Haley, tenait commerce au pays des sœurs Brontë, dans le nord de l’Angleterre entre Manchester et Leeds. Il m’écrivait pour m’informer qu’il avait acquis une surprenante couleur de l’Hudson Commodore.

 Le pavillon traditionnellement rouge clair était d’un ton chocolat du plus bel effet. La teinte du bas de caisse semblait également différente. Il me garantissait dans sa lettre d’accompagnement l’authenticité du modèle, ce dont je ne doutais point. Photo en main, j’ai décroché mon téléphone. Après un rapide échange, nous avons vite compris que nos calendriers respectifs ne nous laissaient pas beaucoup d’alternatives pour nous rencontrer.

Avec mon père, nous en avons conclu que nous pouvions aller voir ce modèle en profitant d’une manifestation qui se tenait en Allemagne ! Il suffisait de partir un jour avant, de faire le détour par Calais, monter dans les Highlands, entre Leeds et Manchester, puis redescendre et repartir pour Aix-La-Chapelle ! Et comme disait mon père : « A deux conducteurs c’est plus facile ! ».

Partis dans la nuit, la traversée se fit sans encombre, jusqu’au Dartford Tunnel. Nous avions rendez-vous avec Simon vers la mi-journée, ce qui permettait de rejoindre Douvres en fin d’après-midi. Nous n’avions pas prévu qu’un terrible carambolage impliquant plusieurs dizaines de véhicules surviendrait sur la M25 et qu’il conduirait à fermer totalement cet axe vital de Londres, toute la circulation devant alors s’écouler par une seule sortie.

Un cauchemar qui, dans le contexte routier anglais, prit vite une ampleur inconnue chez nous. A midi, nous étions encore dans la banlieue de Londres au lieu d’être chez mon ami Simon, à plus de 400 km de là ! Nous nous arrêtions régulièrement pour le tenir au courant de notre heure probable d’arrivée, sans cesse remise en cause car les embouteillages se succédaient.

Nous avons finalement touché au but vers 18 heures. Il nous avait gentiment attendus et la miniature était superbe. Munis de notre précieuse acquisition, nous sommes arrivés en Allemagne en pleine nuit et pas très frais.

Une fois rentrés en France et l’auto en vitrine, nous ne gardions en souvenir que les bons côtés de ce périple mais il explique sans doute pourquoi l’Hudson Commodore tient une place particulière dans mes Dinky Toys anglaises.

(lire la suite sur l’Hudson Commodore) 

 

Ambulance à Jerusalem

Ambulance à Jerusalem

Le moule d’origine, de cette miniature Standard Vanguard provient de chez River Series (Grande-Bretagne). Cette firme se transformera en Morestone (Morris et Stone, noms des deux associés). Les modèles River Series ne sont pas très fréquent, même en Grande-Bretagne.

Ils ont vite disparu des magasins de jouet. Un grand nombre de moule de ce fabricant se sont retrouvés en Israël (Ford prefect, Buick …)

La Standard a elle été transformée en ambulance. La miniature n’est pas très fine. Gamda l’a équipée de vitres. La décoration est faite à l’ aide de décalcomanies. Ce modèle m’a toujours intrigué, par son côté exotique. Dans les années 70, acquérir des modèles qui venaient « de loin », avec des décorations qui ne nous étaient pas familières décuplait notre envie de les trouver.

En fait c’est après de très nombreuses années que j’ai trouvé la première. J’ai récupéré la seconde auprès de Paolo Rampini, grand amateur de pièces rares.

Une est aux couleurs de « Red magen david ». Les décalcomanies sont de couleur rouge, avec à chaque fois superposé le texte en hébreu et en anglais.

L’autre possède des décalcomanies et une bande de couleur bleue. Elle est aux couleurs de « Hadassah medical organisation Jérusalem ». La décalcomanie symétrique sur le côté droit, étant en hebreu. Je ne sais laquelle est la plus rare !

Les livrées locales ajoutent à mes yeux un grand intérêt.

La boîte me semble encore plus rare que le modèle. Les deux modèles présentés sont en bel état de conservation, sans traces de métal fatigue comme parfois avec ce genre de modèles. Ont-ils été exportés? 

A l’est du Danube

A l’est du Danube
Je n’ai jamais vraiment été accroché par les aventures de Michel Vaillant qui nous donnent une vision plutôt fantaisiste de la compétition automobile. Le premier album qu’il m’a été donné de lire date de 1969 et s’intitule « Le fantôme des 24 heures ». Il met en scène une écurie mongole qui s’attaque à la classique mancelle avec des méthodes pour le moins discutables. L’auteur de la bande dessinée, Jean Graton, l’a affublée du nom de « Team Gengis Khan ». C’était déjà un mauvais présage.

Tout un programme… scolaire, car, dès l’école primaire, les petits français apprennent les méfaits d’Attila et de sa bande de Huns. Il faut dire que ce dernier a sévi jusqu’aux portes de Paris et n’a pas laissé de très bons souvenirs sur son chemin. Quant à Gengis Khan, considéré par les historiens comme le fondateur de la nation mongole, aucun empereur n’a possédé de royaume plus étendu que le sien et ses innombrables conquêtes lui ont fait endosser le costume d’un tyran sanguinaire.


Pour Jean Graton, guerre froide oblige, le péril venait manifestement de l’est car déjà, dans sa deuxième aventure intitulée « Le pilote sans visage », notre « véritable ami, fort, courageux et loyal » – dixit la quatrième de couverture des albums – avait dû affronter les Zvezda d’une écurie russe pas loyale, elle, pour deux roubles !.

A l’opposé de ces mœurs barbares, l’entrée en lice des concurrents venus d’Extrême-Orient et notamment des japonais (amorcée dans la réalité par l’arrivée de Honda en formule 1 en 1964, puis poursuivie par Mazda et ses moteurs rotatifs aux 24 heures de Spa en 1969 et les victoires de Datsun en Trans Am en 1971 aux Etats-Unis) se fait dans un parfait respect des règles de la chevalerie et du fair-play : il suffit de lire « L’honneur du samouraï », dixième aventure de notre héros, parue en 1966, pour en être convaincu !On sait que pour  se développer au delà de leurs frontières et conquérir de nouveaux marchés, les constructeurs automobiles doivent affronter leurs adversaires sur leur propre terrain. L’histoire est un éternel recommencement. Hier, il s’agissait des constructeurs japonais, aujourd’hui se sont les coréens et les indiens qui débarquent dans le sport automobile. Déjà des pilotes chinois s’aventurent sur les circuits européens dans l’attente des produits des constructeurs chinois.

 

Comme le Japon, la Tchécoslovaquie est un pays riche en constructeurs automobiles. Ce pays cultivé a vu naître de grands ingénieurs qui ont mis leurs talents au service de firmes aussi typées que Tatra, Skoda, Jawa ou Praga. L’histoire mouvementée du pays, avant et après la seconde guerre mondiale, va bloquer le développement de ces marques automobiles sur le marché occidental. La Tchécoslovaquie est le dernier pays à passer dans le bloc de l’Est, la démocratie est abolie en 1948. Un constat s’impose. Jusqu’en 1950, Skoda développe des autos destinées aux rallyes et aux courses d’endurance afin de promouvoir ses autos auprès des occidentaux. Juste après la seconde guerre mondiale les autos tchèques participent au Rallye de Monte Carlo, au Rallye des tulipes et aux 24 heures de Spa (1948). Une barquette Skoda participera même aux 24 heures du Mans en 1950. Mais la porte du rideau de fer va finir par se refermer.  (voir les images extraordinaires du GP de Tchécoslovaquie  à Brno de 1950 avec Talbot,Maserati et autres   Gordini.  https://youtu.be/L3N3qwRMQO4 )

Finis les rêves d’exportation et de conquête de l’Ouest. Il en est de même avec les sports automobiles. Le pays vit replié sur lui-même. Très peu de documents de l’époque nous sont parvenus. En fait, les constructeurs tchèques Tatra et Skoda vont s’organiser pour fabriquer des autos de course et participer à des compétitions locales.

Un Grand Prix de Tchécoslovaquie existe pourtant depuis le milieu des années 20. Les Mercedes y ont brillé durant les années trente. L’épreuve était inscrite au calendrier international mais disparaitra après guerre.

C’est la découverte d’une miniature reproduisant une Tatra de course chez Smer qui m’a ouvert les yeux. J’ai été ému en pensant aux enfants tchèques qui devaient jouer avec ces petits bolides reproduisant la Tatra T607. Elle devait les faire rêver. Cette auto était équipée du moteur de la Tatra 603 refroidi par air. La monoplace est bien pataude. Elle n’en a que plus de charme. Aucune confrontation n’aura jamais lieu avec les monoplaces occidentales ( voir  le GP de Brno 1954 avec la Tatra  T607 en action…attention, accrochez vous  cela décoiffe ! Un constat s’impose : il n’y a plus d’autos étrangères .https://youtu.be/azfHfzHxIkc)

Plus tard, j’ai mis la main sur une autre fabrication, en aluminium mais à une échelle supérieure. Cette maquette semble être un objet publicitaire pour la firme tchèque Tatra.

Je me suis alors rappelé que j’avais d’autres monoplaces venant de Tchécoslovaquie. Le fabriquant tchèque Schovanek monoplace avec skieur a proposé dans les années trente une élégante monoplace réalisée en bois. C’est une fabrication de grande qualité, comme tous les jouets proposés par cette firme. L’auto reproduit une monoplace générique. Elle existe en deux tailles (1/50 et 1/43 environ) avec ou sans mécanisme à clef.

Dernièrement j’ai eu l’occasion de trouver un très étrange petit diorama d’origine. Sur un socle en carton granité figurant de la neige une monoplace tracte un skieur ! On sait qu’à l’Est il existait des compétitions de motos sur piste de glace. Mais je n’ai pas pu trouver d’autres documents sur cette scénette des plus étrange. Elle est, je pense, en rapport avec un exploit local.

La conscience du travail bien fait.

La conscience du travail bien fait.

« Non, non, ils sont en polyéthylène . Le nylon, c’était bien trop cher. Ca coûtait environ six fois plus. Nous nous en servions pour les engrenages des locomotives. De plus cette matière avait une propriété intéressante, elle était auto-lubrifiante.» Voilà de quelle manière m’a repris un ancien employé du bureau d’étude de chez Meccano. Nous parlions des pneus apparus au milieu des années soixante avec les jantes en aluminium et qui portent la gravure « Dunlop ». Comme tous les collectionneurs je les pensais injectés en nylon.

Dinky Toys Berliet GBO benne
Dinky Toys Berliet GBO benne

Mon interlocuteur a travaillé au bureau d’étude de l’entreprise Meccano depuis les années soixante jusqu’à la dissolution au milieu des années quatre-vingt.
Pour un collectionneur de miniatures, rien n’est aussi passionnant qu’une rencontre avec un ancien membre du bureau d’étude d’une entreprise de jouets.

Bien évidemment, le regard que porte le collectionneur sur sa marque préférée est différent de celui porté par un ancien salarié. Mais ce dernier finit toujours par comprendre l’intérêt que vous lui portez et apprécie que son histoire professionnelle soit une source d’émerveillement.

Les souvenirs remontent à la surface ; les souvenirs et les noms des collègues perdus de vue depuis longtemps. Comme j’ai eu la chance d’en croiser un certain nombre, il m’arrive de suggérer un nom. Parfois, cela fait mouche, le regard du narrateur s’anime et l’histoire repart.

Nous sommes devant des plans originaux. Mon interlocuteur me raconte comment les modèles sont réalisés. C’est le travail en amont du plan qui retient toute mon attention. Lorsque la direction avait opté pour un projet, un long travail de recherche et de documentation commençait.

Mieux, des membres du personnel allaient étudier le véhicule in situ. Ainsi mon homme me conte comment, un matin d’hiver bien froid, la direction l’avait envoyé avec un collègue dans une casse automobile au Bourget, afin de photographier un GMC bâché militaire et d’en relever les cotes. Plus tard, il sera également envoyé à Tours, chez Pinder, également en plein hiver, pour cause d’hivernage du cirque. Ce jour là, l’épouse du directeur marketing, que l’expédition tentait car une partie des animaux était également là, l’avait accompagné.

 

On comprend alors que la qualité d’exécution, de gravure, de détail des Dinky Toys France n’est pas due au hasard. Il y a en amont un travail fantastique pour réaliser des plans riches en détails. Je me souviens très bien que M. Malherbe s’était fait retoquer le plan de son moteur Matra de formule 1 jugé trop complexe. Quand on voit la version retenue, on n’ose imaginer jusqu’où était allé ce dernier.
L’autre point qui a retenu mon attention c’est la préoccupation d’exactitude. Ainsi, on peut dire que quasiment tous  les modèles réalisés par Dinky Toys trouvent leur source dans la réalité. Rien n’est dû à l’imagination d’un prototypiste, ce qui est rare chez les fabricants de jouets.

Ainsi, le Berliet GBO benne carrière a bel et bien existé avec cet équipement. J’ai pu dernièrement voir une photo du vrai véhicule. Destiné au désert, il était fort peu répandu sur le territoire. Tout est fidèlement reproduit.

La firme Quiralu n’a visiblement pas été animée du même souci d’exactitude. Ayant comme Dinky Toys un Berliet GBO à son catalogue, elle cherchait elle aussi à amortir son outillage. Le choix se porta sur une tribenne Marrel.

Je doute que ce modèle ait existé. On peut d’ailleurs relever que ce type d’équipement sur un châssis GBO est impossible. Il faut donc prendre ce modèle pour ce qu’il est, un jouet. Il est connu en trois déclinaisons de couleurs.

 

S’agissant du modèle Dinky Toys, une seule variante de jantes est répertoriée. La benne réalisée en plastique a pu décontenancer. Certes, en zamac elle aurait eu plus de cachet mais c’est l’époque qui  voulait cela, ainsi que la nécessité de réduire les coûts de production. Pourtant, j’avoue que j’aime bien ce camion.
Mon interlocuteur m’a également expliqué comment Liverpool cherchait encore à récupérer des modèles français au milieu des années soixante. Le bureau d’étude parisien freinait les ardeurs de Liverpool et mettait une certaine mauvaise volonté à s’exécuter. Notre homme n’hésita à me confier que ses collègues anglais ne lui semblaient pas être au même niveau. Il est vrai que la gamme de Liverpool, surtout après 1960, est assez chaotique. Effectivement, les graveurs semblent moins performants que leurs homologues français.

Terminons en soulignant que mon interlocuteur avait une grande admiration pour Solido. Lui sont revenus les mots que le graveur, amateur de voitures de sport, lançait fréquemment : « Arrêtez avec vos berlines familiales, place aux coupés sportifs !  » Meccano France aurait sans doute été avisé de corriger le tir dès le début des années soixante soixante. (voir l’article sur le Berliet GBO saharien)

 

 

A pied à cheval et en voiture

A pied à cheval et en voiture
Petit, j’étais fasciné par le catalogue Rivarossi de mon père. Mon père a commencé à s’intéresser au modélisme ferroviaire bien avant de collectionner les miniatures automobiles. Le catalogue, dans un format dit « à italienne », présentait sa gamme de manière luxueuse. La page que je préférais, celle qui me faisait rêver, c’était celle qui présentait des wagons plats chargés de véhicules divers, notamment un camion Fiat et sa remorque. Je trouvais en ces reproductions le jouet idéal, ou plutôt deux jouets en un seul : le wagon et le camion que l’on devait pouvoir détacher de son support. Plus tard, j’ai compris que cet attrait pour ce type de jouet révélait ma future passion pour le modélisme automobile.

 

Bien avant Rivarossi, d’autres marques avaient déjà présenté ce type d’attelage, dont L.R (Le Rapide). Cette firme de jouets avait été créée par Louis Roussy vers 1927. Sa gamme de locomotives et matériels ferroviaires eut un certain succès. Parmi les wagons proposés aux enfants, figure un modèle qui a retenu toute mon attention. C’est un simple wagon à ridelles transportant une magnifique auto de course.

A ma connaissance, c’est sûrement un des premiers exemples de wagon ferroviaire transportant ce type de marchandise. Märklin reprendra l’idée dix ans plus tard en équipant ses wagons au choix de monoplaces, de berlines, de camions et bien sûr, c’est l’époque qui voulait cela, d’engins militaires.

Le modèle qui repose dans son wagon est sans conteste une Bugatti. La calandre en fer à cheval est facilement identifiable. La partie arrière, en pente douce l’est beaucoup moins. C’est le Type 36 de 1925 qui paraît correspondre au modèle reproduit par L.R, ce qui est assez logique au regard de l’année de reproduction du jouet. L’auto est moulée dans une sorte de composition annonçant la plastiline. L.R a fait graver sous le châssis la mention « résistex ». On peut imaginer qu’il s’agit du nom commercial déposé du matériau utilisé par ce  fabricant, à moins que ce dernier ait confié à un sous-traitant le soin de réaliser cette auto. Il est également possible qu’une gamme complémentaire ait été prévue. Une chose est sûre, deux modèles ont été créés. En effet, la version qui est transportée sur le wagon ne possède pas de conducteur. C’est logique, on imagine bien que le conducteur d’une telle auto est installé confortablement dans un wagon de première classe. Une autre version, avec un chauffeur moulé de manière monobloc avec la carrosserie existe. Il s’agit bien d’un autre moule et l’on comprend que l’auto a également été vendue sans son wagon.

Les jantes de type artillerie, injectées en zamac brut et équipées de pneus blancs sont du plus bel effet. Certains exemplaires sont décorés d’un numéro de course peint au pochoir sur la partie arrière.

On appréciera le mode de fixation des essieux. Pour chaque axe une rainure a été exécutée sur le châssis. Je ne connais pas d’autres exemples équivalents.

Il a dû être inspiré au prototypiste par le travail des peintres en bâtiment. C’est une bande de calicot collée puis peinte, comme celles que l’on applique sur les murs fissurés et que l’on nomme souvent « cache misère

Ces miniatures sont des raretés, peu d’exemplaires nous sont parvenus.

Cette Bugatti, symbole de vitesse, à l’arrêt, posée sur son wagon, a un côté désarmant.

Certains amateurs ricaneront. On sait que la fiabilité n’était pas le point fort de ces « pur sang ». N’oublions pas que pendant très longtemps, jusque dans les années soixante, pour se rendre au circuit, les voitures de course empruntaient la route et roulaient au milieu des autres automobilistes.

Parfois, avec une Bugatti le voyage se terminait à pied, puis ensuite en voiture de chemin de fer ! Je vous laisse donc écouter la chanson de Bourvil dont je ne me lasse pas : « A pied, à cheval et en voiture.https://youtu.be/KoPE_-5kkw4

Voir l’article  précédent sur l’autre Bugatti réalisée par le fabricant CD.