Une auto qui déménage

Une auto qui déménage

« Hi Vincent! come to see me. I have wonderful Tootsietoys’ private labels trucks! » C’est ainsi que m’interpella Steve Butler, l’accent américain en plus, lors de la dernière édition de la convention d’Allentown en Pennsylvanie.

Quinze ans auparavant, visitant sa collection j’avais pu admirer ces Mack Tootsietoys publicitaires.

« Private labels » c’est ainsi que les américains qualifient les modèles promotionnels. Entre-temps, je n’étais pas resté inactif et j’avais pu profiter de modèles mis en vente pour enrichir ma collection. Ainsi, devant l’étal de Steve, un seul modèle a retenu mon attention car j’avais déjà trouvé moyen d’acquérir les autres.

Il s’agissait d’un Mack « B » tracteur semi-remorque citerne « Union Carbide » de couleur argent. Pour être franc, lors de mon tout premier voyage outre-Atlantique, il y a fort longtemps , j’en avais déniché un, mais il était en état très moyen. Je ne l’avais pas conservé. Par contre je me souviens qu’à l’époque il ne figurait pas dans les ouvrages consacrés à ces modèles, mais sa finition ne laissait aucun doute sur son authenticité. Depuis ce temps lointain, c’était la première fois que l’occasion d’en acquérir un autre se présentait.

A côté trônait un « simple »International tracteur semi remorque de déménagement aux couleurs de « Dean Van Lines ».

« Et celui-là, tu l’as ? » me demanda-t-il. A sa manière de poser la question j’ai compris qu’il devait posséder une particularité. Je pratique Steve Butler depuis longtemps, et ce dernier sait se mettre au diapason de son interlocuteur. En regardant de plus près j’ai compris.

La boîte ! Une boîte promotionnelle ! Je n’avais jamais vu cette dernière. On sait que la firme de Chicago ne s’embarrassait pas de fioritures quand elle proposait des jouets. Un cent était un cent. Le camion était vendu sous bulle thermoformée, peu onéreuse et sans aucun attrait pour le collectionneur. De plus, le camion doit être laissé tel quel, car avec le temps une réaction fait que la peinture adhère à la bulle et s’arrache en cas d’ouverture..

Ce camion finira sa longue carrière au Mexique chez Tutsietoys. C’était avant l’heure une manière de délocaliser dans des pays où la main-d’œuvre était bon marché.

 

Un superbe étui décoré à usage promotionnel a été créé avec un GMC dessiné à la place de l’International fabriqué par Tootsietoys. Un détail ! Il est bien possible que Dean Van Lines ait commandé lui-même les étuis en fournissant à l’illustrateur des photos de sa flotte équipée de GMC.

 

Une fois acquis ce bel objet, j’ai pensé à un autre modèle, dont le seul lien avec le camion du jour est le nom de la compagnie de transport. « Dean Van Lines ». C’est une rareté. Il s’agit d’une Kuzma-Offenhauser.

Cela ne vous dit rien ? Normal. Cette auto a couru sous le nom de son commanditaire « Dean Van Lines » cette même entreprise de déménagement.

Je n’ai pas réussi à trouver plus d’informations sur cette relation. Cependant il semble que cette entreprise de déménagement avait trouvé dans la compétition automobile un vecteur publicitaire intéressant. La publicité devait être réservée aux acteurs du monde automobile, fournisseurs et accessoiristes: elle a contourné le problème en engageant des autos sous son nom commercial. Cette pratique m’a semblé innovante et pour le moins  ingénieuse.

Cette auto est assez connue en Europe. Elle a en effet remporté une éphémère épreuve, à Monza, disputée sous le nom de « course des deux mondes ». Cette épreuve opposait des autos disputant aux Etats-Unis les 500 miles d’Indianapolis et les monoplaces engagées dans le championnat du monde de formule 1.

Monza disposant d’un anneau de vitesse, cela rendait possible cette confrontation faisant honneur à la vitesse. En 1957 c’est Jimmy Bryan au volant de la « Dean Van Lines Spécial » qui remporta l’épreuve. Il remporta aussi, sur une auto similaire les 500 miles d’Indianapolis, en 1958.

Cette reproduction en miniature est une rareté. A l’époque l’ auto fit la une des actualités de sport automobile. Pourtant, un seul fabricant l’a inscrit à son catalogue. La défaite infligée par cette auto américaine, n’a pas suscité l’ardeur des fabricants de jouets européens qui ne voyaient pas d’intérêt à la reproduire.

Elle a pourtant intéressé un fabricant italien, E.G.M, de Milan, qui a dû y voir un moyen de se distinguer par rapport à la concurrence. La proximité du circuit de Monza où se déroulait l’épreuve n’est peut- être pas un hasard dans ce choix. J’ai eu la chance de me procurer cet  exemplaire dans une manifestation en Suisse, perdu sur une table. J’en étais tout étonné moi-même, ne la connaissant qu’à travers la photo dans le livre de Paolo Rampini page 396. Je n’en ai  revu  qu’une autre, que j’ai cédée à monsieur Dufour.

Quel étrange lien tout de même, entre ce camion de déménagement et cette monoplace au passé glorieux. Le slogan publicitaire aurait pu être « une auto qui déménage »

 

 

 

Quelle couleur, dites-vous ?

Quelle couleur, dites-vous ?

C’est la question que j’ai posée à mon interlocuteur, et je suis encore tout étonné de sa réponse : « Argent ! » me dit-il. « Êtes-vous sûr ? » lui rétorquai-je . « Oui c’est la couleur que j’ai indiquée sur ma liste » me répondit-il.

Ce dernier avait travaillé toute sa vie au bureau d’étude de chez Meccano. C’est chez lui que j’ai pu récupérer le lot des 18 prototypes en bois réduits au 1/60 que Dinky Toys France avait étudié à la fin des années soixante (voir l’article consacré à ces miniatures) et le lot de plans originaux .

Notre homme avait mis sur la table du salon un certain nombre de miniatures dont il souhaitait se dessaisir. En fait, il s’agissait de modèles qu’il avait en plusieurs exemplaires, sachant qu’il voulait garder deux exemplaires de chaque modèle.

Quand j’ai pris la Ferrari 250 GT 2+2 de couleur rouge, ce dernier a regardé sa liste et m’a dit : « Oh, j’ai dû faire une erreur ! Il faut que je la garde. J’en ai conservé une de couleur argent, il faut que j’en garde aussi une rouge ».

C’est ainsi que j’ai découvert par hasard cette variante. Devant mon étonnement au sujet de la couleur décrite, nous sommes remontés à l’étage pour vérifier si la liste n’était pas erronée. Et là, à mon grand étonnement, l’auto était bien argent avec intérieur en plastique rouge, montée avec les fameuses jantes en plastique chromé qui n’équipent que les modèles de pré-série !

C’est la couleur de la Mercedes 230SL qui porte la référence suivante, 516.

Que dire, sinon qu’il faut rester bien modeste dans la connaissance des Dinky Toys. Ce même jour, après avoir expliqué à notre homme que ces modèles étaient destinés à ma collection et non à la vente, j’ai aussi pu acquérir une Matra 530 rouge avec un intérieur en plastique noir.

Il m’a confirmé qu’il s’agissait de la couleur choisie par le bureau d’étude pour injecter le plastique, quitte à la peindre ensuite pour faire des essais de couleurs.

Figuraient également dans le lot une Peugeot 504 berline bleu métallisé, comme l’Opel Rekord 1900 de série, un cabriolet Peugeot 504 bronze, identique à celui photographié dans le livre de Jean-Michel Roulet, confirmant ainsi l’existence d’une petite série.

Plus étonnante fut la découverte de la Peugeot 204 berline. Elle est rouge, comme celle qui figure sur l’affichette de présentation.

Encore plus surprenant est le châssis non gravé « SGDG » comme celui du modèle de couleur blanche offert par Peugeot lors de la présentation de la série. Il  est noir satiné et non mat. L’intérieur a été peint de couleur brun. Les poignées de porte ont été soulignées avec de la peinture argent.

J’ai expliqué à mon interlocuteur que j’essayais de regrouper le plus grand nombre de documents et de modèles afin de transmettre aux futures générations de collectionneurs toutes ces informations récoltées auprès de ceux qui avaient travaillé au bureau d’étude. Une relation de confiance s’est installée.

j’ai toujours eu un profond respect pour ces anciens du bureau d’étude.

J’écoute toujours avec intérêt leurs anecdotes, comme celle du mouliste du 43 rue Cavendish qui ne jurait que par les autos de sport et de course, et qui se moquait gentiment des gens du bureau d’étude de chez Meccano, quand ces derniers lui apportaient les plans de Moskvitch ou de Peugeot 504 à réaliser. (voir le blog consacré au mouliste du 43 rue cavendish)

Mon vendeur m’a confié le dossier de plans tel qu’il avait pu le sauvegarder à la fermeture. Il en avait cédé une vingtaine avant mon passage que j’ai pu récupérer. Il était ravi que je puisse avoir l’intégralité des plans sauvegardés.(voir le blog consacré aux plans)

Voici encore une petite page de la grande histoire des Dinky Toys . D’autres découvertes sont sans doute encore à venir.

Trompettes de la renommée.

Trompettes de la renommée.

Dans la vie quotidienne, d’infimes détails nous font comprendre que le temps a passé. On se rappelle l’époque où nos grand-mères profitaient de notre présence pour nous demander d’enfiler leur aiguille. Désormais, nous devons aussi chausser nos lunettes et faire appel à des plus jeunes pour nous aider. Le temps  fait son œuvre.

L’évolution technologique de ces dernières années nous a donné un sérieux coup de vieux. Je parle bien sûr pour les gens de ma génération. Il faut s’accrocher vaille que vaille pour ne pas être dépassé. Il faut s’adapter, car les changements se font très vite. Ainsi lorsque nous avons refait le site accueillant le blog, Patrick, l’informaticien, m’a tenu les propos suivants. Nous sommes dans une société où il faut faire partager avec les autres « les petits riens du quotidien » : la photo d’un repas en Italie, le décor d’une chambre d’hôtel aux USA ou mon petit-déjeuner en Grande-Bretagne.

Bref, il  faut moderniser mon image. J’avoue ne pas avoir encore compris l’intérêt de la chose.

 Je pense à la chanson de Brassens  « Les trompettes de la renommée » :

« Les gens de bon conseil ont su me fair’ comprendre
Qu’à l’homme de la ru’ j’avais des compt’s à rendre
Et que, sous peine de choir dans un oubli complet,
J’ devais mettre au grand jour tous mes petits secrets. »

J’ai toujours apprécié ces mots de Georges Brassens. Ils m’accompagnent depuis mon adolescence et je leur trouve  aujourd’hui une saveur particulière.(écouter la chanson de Georges Brassens »trompettes de la renommée ».)

Policier italien
Policier italien

Ainsi lors de la dernière manifestation de jouets anciens à Milan, en Italie, j’ai repensé aux propos de  Patrick, l’informaticien. C’est  vrai que la nourriture est bonne dans cette région d’Italie et mon assiette méritait sans doute quelques clichés. Pourtant, pour vous parler de mon dernier voyage en Italie, je préfère vous montrer quelques miniatures dénichées sur place.

Tout l’intérêt des  déplacements que j’effectue est de trouver des objets qu’il est difficile de se procurer en France. Je vous montre donc quelques exemples qui confirment cette logique. Pourtant, et c’est aussi le plaisir de ces voyages, il arrive  de trouver des objets qui n’ont aucun lien avec le pays visité.

Autocar Macchi Wiking

Le véhicule est reproduit au 1/87, ce n’est pas mon échelle de prédilection. Cependant il est vrai que j’ai toujours été attiré par les cars.  Et comme je suis curieux, c’est la boîte qui a retenu mon attention. On comprend aisément qu’il s’agit d’un objet promotionnel. Les caractéristiques sont décrites en langue italienne ce qui est logique puisqu’il s’agit d’un Macchi 6000T de fabrication transalpine.

Comme l’indique la boîte, cette firme est implantée à Varese. Pourtant en ouvrant la boîte j’ai été surpris par le papier d’emballage que j’ai tout de suite reconnu. J’ai été encore plus surpris de découvrir le logo Büssing sur la notice. Et lorsque j’ai retourné le car je n’ai plus eu de doute : les lettres W positionnées l’une sur l’autre sont bien le logo de la firme Wiking.

Macchi, fabriquait sous licence des cars Büssing d’origine allemande.

Le service commercial de Büssing avait  approché les dirigeants de Macchi et ceux de Wiking à Berlin

Dans le cas de Macchi, on appréciera les lettres en relief apposées sur les flancs du car. C’est une rareté.

Tramway milanais mécanique Zax

Zax tramway milanais
Zax tramway milanais

Familier de Milan, je suis  naturellement attiré par les véhicules liés à cette ville, comme le sont  les taxis, les bus, les engins de voirie et les tramways. Je n’avais jamais encore eu l’occasion de croiser  ce tramway produit par Zax. Il est en plastique peint aux anciennes couleurs de la régie des transports milanais. J’avais déjà eu l’occasion, il y a fort longtemps d’acquérir un rare Rivarossi (voir le blog avec le tramway Rivarossi).

Le Zax est mécanique et équipé d’un moteur couché à remontage par clef. Il y a un contraste entre la fabrication  plastique assez sommaire et la finition bicolore bien réalisée au pochoir et le mécanisme de qualité.

On notera la petite ficelle, fixée à l’avant et permettant , de mouvoir le tramway à en cas de panne.

Découpage américain

Voilà bien le genre de véhicule que j’affectionne. Mon ami Charles aurait été horrifié, lui qui ne jurait que par Dinky Toys. Il avait bien du mal à comprendre que je puisse trouver de l’intérêt à ce type de produit, sommaire et rustique.

J’ai d’abord pris cela pour un corbillard, puis interrogé le vendeur. Il s’agissait selon lui d’une « candy box », c’est à dire une boîte de bonbons ! J’ai compris alors qu’il était passé totalement à côté de ce cartonnage des plus intéressant.

Le texte imprimé et la petite fente sur le dessus nous éclairent sur sa fonction : il s’agit d’une tirelire destinée aux enfants, permettant de recueillir les dons de soutien à la Société Missionnaire Etrangère des Femmes de l’Eglise Méthodiste d’Amérique.

Comment ce fragile objet venu des Etats-Unis est-il arrivé à Milan ? Mystère… C’est un vrai plaisir, nous l’avons dit, que de trouver ces raretés sans aucun lien avec le pays visité. On se rend compte ainsi à quel point les objets circulent.

Camion benne Alfa Romeo PM

Le plus drôle est qu’en payant le vendeur, mon regard a été attiré par un autre objet, placé négligemment dans une cagette en bois. Là, par contre je connaissais, et le jouet avait bien un lien avec le pays visité. Il s’agissait d’un superbe camion Alfa Romeo de chez PM en version benne. Paolo Rampini a pour théorie qu’en fonction des phares il s’agit d’un OM ou d’un Alfa Romeo. Le véhicule était sale, mais en excellent état.

J’ai eu de la chance car sa durée d’exposition sur une table de bourse en Italie n’excède pas quelques minutes. De plus c’était la version que je n’avais pas en collection …tant pis pour le marchand que je suis, me privant d’un superbe produit à la vente mais tant mieux pour le collectionneur !

(voir l article sur la marque PM)

(voir le second article sur ces magnifiques jouets que sont les PM)

Voilà donc les quatre trouvailles que j’ai faites en  septembre 2017 à Milan Novegro.

J’ai  trouvé  plus intéressant de vous parler de modèles réduits insolites  que de poster sur Facebook une photo de l’embarquement chaotique sur le tarmac de l’aéroport de Linate ou du départ de l’hôtel à 6 heures du matin sous le déluge d’une pluie d’automne.

Sur les quais de Marseille

Sur les quais de Marseille

« J´connais un´ grue sur le Vieux Port

Avec des dents longu´s comm´ la faim

Et qui dégraf´ tous les marins

Qu´ont l´âme chagrine et le cœur d´or

C´est à Marseille que j´vais la voir

Quand le soleil se fout en tweed

Et que l´mistral joue les caïds

C´est à Marseille qu´ell´ traîn´ le soir »

Léo Ferré  La Marseillaise (écouter la chanson dans son intégralité)

 

Beaucoup d’artistes sont inspirés par les ports de marchandises. Photographes, cinéastes, poètes et peintres aiment l’atmosphère des quais, et la puissante silhouette des grues de déchargement.

Le port de Marseille a longtemps été l’un des plus actifs en France. Après la seconde guerre mondiale, l’Algérie est toujours un département français, et l’Algérie c’est en face de Marseille.

Lors de la conquête du pétrole en Algérie, le matériel nécessaire aux recherches et à l’exploitation transitait donc par ce port. Le transport des pipelines et les convois spectaculaires en direction du Sahara algérien ne pouvaient laisser insensible FJ, firme marseillaise.

Pour FJ qui avait déjà créé le moule du camion Pacific et de sa remorque, la déclinaison en convoi exceptionnel était une suite logique. Historiquement, le vrai camion a d’abord été conçu  pour l’armée américaine, dans un usage militaire (porte-char). FJ a également commencé avec une version militaire, un lance-missiles. Ensuite il lui a suffit de créer un berceau en tôle au-dessus de l’essieu arrière de la remorque pour recevoir le pipeline. Le tour était  joué.

Pour la création du pipeline lui-même, on peut dire que FJ a fait dans la débrouille : il s’agit d’un tube en carton peint de couleur argent (ensuite ce sera du PVC de couleur gris clair). Mais l’attrait du camion tient aussi dans sa décoration et la mention : « Destination  PETROLES DU SAHARA éléments de pipe line » encadrée de deux cocardes tricolores.

Comme nous l’avons déjà constaté  avec d’autres véhicules français ayant pour thème le Sahara français, l’exploitation de ces gisements s’accompagnait d’une grande fierté nationale. FJ est allé jusqu’à placer des cocardes sur les portes de la cabine du tracteur.

Comme la vantardise n’est jamais très loin de la fierté,  on peut relever la terminaison plurielle de « pétroles » et aussi du mot « élément » alors  que notre convoi n’en transporte qu’un !

La couleur la plus fréquente de l’ensemble, tracteur et remorque est le rouge. Les autres couleurs sont nettement moins courantes. La boîte est similaire à celle du lance-missile produite en même temps.

Plus tard, afin d’étoffer son catalogue FJ proposera des versions plus sophistiquées de ces camions Pacific transports exceptionnels.

Dans cette seconde période, elle proposa  notamment une version équipée de tubes, conçus pour être emboîtés les uns dans les autres. Dans cette seconde série que l’on peut également qualifier de plus luxueuse, une grue à flèche treillis est située derrière la cabine. Cette grue est empruntée à la série des camions GMC de chez FJ. Chez ce fabricant  rien  ne se perd et  tout est recyclé !

L’utilisation de pièces communes à plusieurs véhicules est le genre de détail qui fait le charme de ces petites firmes. Une boîte illustrée accompagne le modèle. Le camion  est parfaitement reproduit, en couleur,  sur l’étui. Cette seconde version, avec la grue derrière la cabine  et ses tubes  est peu fréquente.

(voir l’article consacré aux Berliet Stradair de chez FJ)

Il faut remarquer un dernier détail. Cette seconde série est apparue au milieu des années soixante alors que l’Algérie avait obtenu son indépendance.  Notre Pacific  a perdu ses cocardes tricolores et bien sûr sa décoration vantant la destination vers le Sahara.

Autre temps.

(voir un autre article consacré au transport dans le Sahara)